Cf. fragment d'autobiographie, p. 7 et n
tranquillité: c'est par là qu'il l'associe au commerce ineffable de la Sainte Trinité, et qu'il lui fait part de sa fécondité spirituelle, rendant son cœur et son esprit féconds en lui l .
J'ai une disposition continuelle, qui ne me quitte jamais, qui n'est nullement ni dans mon pouvoir, ni dans ma volonté. C'est que mon fond reçoit en Dieu les personnes qui lui sont conformes et unies en pure charité, en sorte que, plus ces personnes se laissent desapproprier'1 et demeurent unies à la volonté de Dieu sans retour et sans réserve, plus mon fond les reçoit et agrée avec une suave et douce complaisance. C'est comme un regard de complaisance non distinct de Dieu, qui produit grâce et écoulement dans ces âmes. Au contraire, celles qui sont propriétaires4 et qui résistent à Dieu, étant appelées à son union, sont rejetées de ce fond, sans que je puisse faire autrement, quelque volonté que j'en eusse, et lorsque je suis appliquée à elles, je sens comme un mur entre Dieu et elles.
L'autre jour je ne m'étais pas assez expliquée sur ce que je vous dis de la Trinité, quoique la proposition fut trop vraie, selon l'idée qui m'en fut donnée dans cemo-
i. Ce qui est dit de la Trinité dans cette lettre montre qu'elle doit être rattachée à la suivante et qu'elle la précède de peu.