‹ Fénelon & Mme GuyonChapitre 198 sur 294 · Cf. Lettre LXIII, p. i56 et n · texte numérisé non relu

Cf. Lettre LXIII, p. i56 et n

3. Nouveau Testament, édit. cit., t. V, p. 201-210. Gomme on le verra ,|>ar la lettre suivante, Fénelon n'avait en mains que le second volume

des Epitrrs de saint Paul (t. VI du Ncuv. Test.).

FÉNELON A M- GUYON 16i

et qui m'empêche de rien rechercher, ne laisse pas de m'abattre, et je sens que j'ai quelquefois besoin de donner à mes sens quelque amusement pour m'égayer. Aussi le fais-je simplement, mais bien mieux, quand je suis seul *, que quand je suis avec mes meilleurs amis. Quand je suis seul, je joue quelquefois comme un petit enfant, même en faisant oraison. Il m'arrive quelquefois de sauter et de rire tout seul, comme un fou dans ma chambre 2.

Avant-hier, étant dans la sacristie et répondant à une personne qui me questionnait, — pour ne la point scandaliser sur la question — , je m'embarrassai, et je fis un espèce de mensonge ; cela me donna quelque répugnance à dire, la messe, mais je ne laissai pas de la dire.

L'abbé de L [angeron] 3, qui demeure avec moi et dont je vous ai parlé, me paraît avoir un bon commencement pour l'intérieur. Il a lu et relu vingt fois avec un goût extraordinaire le Moyen court et f\acilé\ *. Son oraison est simple ; les vues d'abandon augmentent, et, quoique son naturel l'attache au

i. Cf. Lettre du 26 juillet 1689, p. 227.

2. Le même jour, 9 juin, écrivant au marquis de Blain ville, Fénelon lui conseille « de se délasser l'esprit par de petits intervalles d'amusement innocent et de gaîté » avec a la simplicité » d'un. « petit enfant » <t. VIII, p. 5i2, g); cf. Introduction I, § II, p. xx.

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