‹ Fénelon & Mme GuyonChapitre 56 sur 294 · LIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LIV INTRODUCTION

Ctievreu&é, les Mortemart, les Beauviilier ; mais elle les suppliait de n'en rien dire à Fénelon, « afin de hiî Mer h lui-même toute piste, et qu'il pût assurer qu'il ne savait où elle était1 ». «Je ne sais où elle est2 » pouvait eu effet écrire Fénelon à sa cousine la marquise de Laval. « Je suis sans nouvelles d'elle3, disaitil au duc de Ghevreuse.

Ils étaient loin pourtant de se désintéresser l'un de l'autre, et ils savaient encore se faire parvenir l'un à l'autre des informations, des encouragements et des conseils : « Décidez avec S. B., écrit Mme de Guyon, et qu'il suive son cœur 4 » C'est lui qui marque à son amie la lactique à suivre, et qui guide sa diplomatie inexpérimentée : s'il s'agit pour elle de retourner à Vleaux se mettre entre les mains de Bossuet ou de se constituer prisonnière à la Bastille, c'est à lui de «juger re qui est nécessaire 8 » : « Ne faites rien de ce que je vous dis, recommande-t-elle au duc de Chevreuse, si S. B. ne l'approuve 6. » Ce n'était pas qu'elle fût sans inquiétudes sur lui et sur sa fidélité : Depuis que la persécution avait commencé, elle redoutait chez lui quelque manque de confiance, quelque lassitude de la

i, ïwrn inédite d'octobre 169a à la duchesse de Mortemart ( ?) (Ier recueil Oievreuse, p. 161).

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