INTRODUCTION LV
lutte, quelque lâcheté de courtisan. Elle lui reprochait « son peu de foi ! », « sa faiblesse et sa mollesse * » : « Mon cœur le voudrait tout autre qu'il n'est, disaitelle 3. Il y a toujours en moi quelque chose qui hésite sur lui \ » Mais, s'il n'était « pas tout à fait comme elle le souhaitait5 », s'il n'étaitpas assez petit, humble et simple, elle reconnaissait qu'il était « bon » et que « ses défauts seraient des vertus en d'autres 6». Malgré tout « il tenait chez elle tellement le premier rang que rien ne le pouvait effacer ** » . Presque toutes les lettres qu'elle écrivait à ses amis contenaient l'expression de son « respect » ou de son « amour » pour S. B. 8 « Si je ne puis avoir de commerce extérieur avec lui, qu'au moins il agrée que nos cœurs soient unis en Jésus- Chrrst, notre Petit-Maître 9. » Elle rappelait que jadis elle avait laissé périr sa famille pour le salut de son ami10, et que maintenant encore elle restait « prête à
i. Lettre du 3o septembre iGg4 (ic/., p. 28).
2. Lettre au duc de Ghevrcusc (?) d'août 1697 (IIe recueil Chevreuse).
3. Lettre du a 4 décembre 169^1 (Ier recueil Ghcvreusc, p. ti']).
4. Lettre inédite au duc de Chevreuse du 20 décembre i6rj3 (IIe recueil Chevreuse).