‹ Fénelon & Mme GuyonChapitre 67 sur 294 · INTRODUCTION LX1II · texte numérisé non relu

INTRODUCTION LX1II

a tort1... Je voudrais être aussi fidèle et aussi attacher à mes devoirs, qu'il est à son amie ; il ne la perd pas de vue, et rien ne peut l'entamer sur elle *. » Tout ce qu'il a d'ingéniosité et de subtilité de plume, il remploie à trouver des formules d'entente, que puisse souscrire son amie, et qui paraissent tout céder en gardant tout 3. « Je répondrais encore, disait-il à Mme de Maintenon, de lui faire donner une explication très précise et très claire de toute sa doctrine, pour la réduire aux plus justes bornes4. » Il protestait devant tous ce qu'il condamnerait plus rigoureusement qu'aucun autre et sa personne et ses écrits », qu'il brûlerait même « son amie de ses propres mains 5 », si « elle avait cru réellement les erreurs qu'on lui imposait6 »; et il ajoutait aussitôt ou qu'on l'avait mal comprise ou qu'elle s'était mal expliquée7. Mais, si l'on acceptait volontiers qu'il gardât toutes ses convictions antérieures sur la haute moralité de la personne, on voulait du moins qu'il réprouvât les écrits purement et simplement. Lui, prétendait qu'il «ne pouvait séparer la personne d'avec les écrits 8», et se refusait à donner le dernier coup à « une amie malheureuse9»,à «une pauvre personne que tant d'autres avaient

i. Id., i5 novembre (1695) (Geffroy, t. I, p. a5(j).

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