‹ Fénelon & Mme GuyonChapitre 9 sur 294 · Son Authenticité · texte numérisé non relu

Son Authenticité

L'abbé Gosselin avait trouvé trois raisons pour ne pas admettre dans la Correspondance générale qu'il éditait les lettres publiées par Dutoit.

« II suffit de lire, dit-il, quelques pages de sa Préface, pour se convaincre que cet éditeur appartenait ;i lune des sectes les plus enthousiastes et les plus fanatiques qui soient jamais sorties du sein de la Réforme. Et de ce que Thonnéte Dutoit a pour Mme Guyoo la vénération que l'on sait, de ce qu'il déteste Louis Xl\ , Bossuet et les jésuites, l'abbé conclut: « Assurément un éditeur de ce caractère ne donne pas une grande idée de sa critique ni de son discernement1. » 1» semble bien en etfet que la piété de Dutoit ne fût pus sans quelque exaltation, mais exaltation naïve dttf\ cœur simple et ingénument droit. Sa vie et ses livres le disent assez. Ce n'est nullement une Ame de faussaire. D'ailleurs, pour ce fervent de Mme Guyon, c'est elle et non Fénelon, qui fait le principal intérêt de cette correspondance; et, si jamais il eut cru devoir commettre quelque édifiante supercherie, ce n'est jmh à fabriquer du pseudo-Fénelon qu'il eut employé s. modeste ingéniosité.

« Il n'a pas l'esprit critique, prétend l'abbé Gosselin: l'apocryphe est d'un autre, mais c'est lui le dupé* L'esprit critique de Dutoit n'était pas mis celte fois a

,. Corresp. gén., t. VII, /. cit., p. vu; Hisl. UlL de Fén^m édit. des Œuvres, t. I, p. 167, </.

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