SCÈNE XI
Les Mêmes, JOSUÉ, en musicien de dentiste très cocasse.
JOSUÉ, une clarinette à la main.
Vite une chaise, un banc, un fauteuil ! Je demande qu’on me mette en état de siège ! (il s’assied emr le fourneau.) Aïe ! je m’assieds sur le fourneau ! mais ce n’est pas de ce côté-la qu’on s’asphyxie !
Que veut dire ce déguisement ?
FLORESTINE
Vous avez l’air tout ahuri! Qu’avez vous?
JOSUÉ
Je vous remercie bien de m’avoir envové à la découverte d un papa. Je pénétré chez SI. de Panoufki, quai des Morfondus, au septième, au-dessus de trois entresols. Je suis reçu par un grand escogriffe de valet qui avait deux pieds
il ™ U r? U v m01 et d ? x mains - deux enseignes de gantier, me dit . Vous etes le jeune homme en question? — Oui.
et uitZl hab î, CZ 7 VOUS ! Et H me fagote avec tout cela d rr nfie r. Ce te clar,nette - ? a me semblait cocasse, mais étrïï.1^ t, C ? S r que mon P a P a est chef d’une fanfare
voilà 1 £T , UD C i°- U i P ir lesCOgnffe s ’ écrie: Attention! voila SI. de Scliouherski ! SIoi, tout naturellement, je m’élance a son tuyau du moins à son cou, en criant : Baisez papal Baisez papa 1 imiscz
(il va pour embrasser Florestine.) FLORESTINE, riant.
Et votre père a répondu ?...
JOSUÉ
« Qu’on lui inflige le plus terrible de tous les supplices lT» d ° nne a déChlffrer la P artition de Françoise de
FERNAND
C’est mal de la plirt d’an père !
JOSUÉ
Lui papa ? Allons donc 1 II en est incapable. Il a servi dans le sérail du sultan en qualité de...
FERNAND, l’interrompant.
Capitaine,... y a des dames 1
«Mjauib,
d arracheur de dents... Je reviens, chère FIoclarinette ° ffnr ma main oscoi ' l6e de mon cœur et de me
FLORESTINE
Ça tombe bien 1
JOSUÉ
Vous m’acceptez?
Oui, comme témoin !
JOSUÉ
•Vous vous battez en duel?
FLORESTINE, passant.
Nous nous marions.
JOSUÉ
Ensemble ? Ali ! mes jambes s’en vont, elles qui ne m’avaient jamais quitté ! (U s’assied sur sa clarinette qu’il avait posée à terre. Le trombone, à l’orchestre, faire une note grave.) Eli bien, je Vais
vous vexer, (a. Léonie.) C’est à madame de Gros-Sac, que j’ai l’honneur de parler ? Eh bien, madame, je vous offre ma main, quoique je ne vous connaisse pas !
(il relire un de ses gants blancs, il en a un noir dessous.) LÉONIE.
Vraiment 1 Eh bien, moi, je la refuse, parce que je vous connais trop.
JOSUÉ
Vrai 1 sans façon ? Ne vous gênez pas avec moi !
LÉONIE, passant au milieu.
Ma foi, j’aurais grand tort de me remarier. Je suis veuve, c’est une satisfaction que l’on n’a pas toujours deux fois dans la vie.
JOSUÉ
Eh bien, moi, je ferai comme mon oncle, je resterai demoiselle !