LISTE DES PRINCIPAUX OUVRAGES
Cette pièce, provenant de la bibliothèque de M. Gérard, se trouve aujourd'hui déposée à la bibliothèque royale de La Haye. ( Voyez le catalogue des manuscrits de M. Gérard, n8 8. Bulletin de la commission royale d'histoire, t. I, pp. 294).
5. Mémoire sur l'émzootie qui a régné, au commencement de l'année 4776, dans la Flandre et dam l'Artois , par M. De Berg , ammun de la ville et de t'ammanie de Bruxelles, ancien député du comité établi pour iépizootie dans le Brabani et dans le Limbourg , etc. , (avec cette épigraphe : « Temp è da por fine aile parole. Il est temps de mettre fin aux paroles. » Bocace. Decameron). Paris, de l'imprimerie de Philippe Denis Pierre, imprimeur ordinaire du roi et de la société royale de médecine, 1780, pp. 24, sans l'épttre dédicatoire au prince de Stabremberg, et sans X errata.
Ce mémoire a aussi été imprimé dans Y Histoire de la société royale de médecine, avec les mémoires de médecine et de physique médicale. Paris, 1779, in-4°, t. Il, pp. 616-648. Voici le jugement que ce corps savant porta sur le travail de M. De Bcrg : « Avant d'en connaître l'auteur, les commissaires se sont bien aperçus « qu'il n'est pas médecin. Lorsqu'il parle de médicaments, ses conseils sont un • peu vagues; mais lorsqu'il apprécie les avantages des traitements faits parles « gens de l'art, lorsqu'il décrit la marche de I épizootie, lors surtout qu'il expose « les moyens de la prévenir, il est très conséquent et très lumineux. On y recon- « natt un homme consommé dans cette partie de l'administration , et qui ne dit « que ce qu'il a vu. L'extinction de I épizootie dans le Brabant et dans le Lim- < bourg est presque entièrement son ouvrage, et il a rendu un grand service à la « France, en détruisant un foyer de contagion qui lui a tant de fois été funeste. » (Histoire de la société royale de médecine, t. I p. 12.)
6. Lettre a. M. Likguet, en réponse aux observations sur la question « si l'air contribue à la propagation de I épizootie contagieuse? » insérées dans le n*24 des Annales, t. III, pp. 475 et suivantes. Paris, P. D. Pierre, in-4°, pp. 28. Cette brochure se trouve communément à la suite du mémoire qui précède, et lui sert pour ainsi dire de complément.
7. Mémoire coscbrwaxt la maladie éfizootique gui s'est manifestée à Bruxelles. Volume in-fol", manuscrit.
8. Mémoire sur la maladie épizootique qui s'est manifestée dans les Pays-Bas autrichiens de 1771 à 1776, petit in-fol°, manuscrit.
Ces deux derniers mémoires, autographes de M. De Berg, étaient conservés dans la riche bibliothèque du célèbre J. B. Huzard, inspecteur général des écoles vétérinaires de France , qui vient d'être vendue récemment à Paris. ( Voyez le catalogue, Paris, 1842, in-8°, t. III, p. 3151.)
9. Considérations sur les effets pk l'isoculatios de la peste du gros bétail, et des remèdes curatifs de cette épizootie, lues à l'académie impériale et royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles, dans la séance du l" décembre 1784. Ouvrage inédit. ( Voyez le 5* volume des Anciens mémoires de l 'académie de Bruxelles , journal des séances, p. XXXVI.)
L'académie ne crut pas devoir admettre dans le cinquième volume de ses mémoires cette pièce, à laquelle elle reconnut cependant beaucoup de mérite. Les raisons principales de sa résolution furent : a que l'objet de ce mémoire tenait
directement à la police suprême, et que d'ailleurs l'esprit des paysans était encore trop aigri contre la méthode expectante, que l'auteur regardait comme la seule efficace dans le genre d'épiEOotie dont il traitait , pour ne pas rendre un silence parfait sur cet objet préférable à tout ce qu'on pourrait en dire pour ou contre. » ( Voyez, dans le 3e volume des protocoles de l'académie, le résultat de la séance du 7 avril 1788.)
10. Mémoire sur la question : Depuis quand le droit romain est-il connu dans les provinces des Pays-Bas autrichiens, et depuis quand y a-t-il force de loi? Bruxelles, de l'imprimerie académique, 1783, in-4°, pp. XIV et 213, sans les tableaux, la table des auteurs cités et X errata.
Cette question intéressante, mais d'autant plus difficile à traiter qu'elle avait moins attiré, jusqucs-la, l'attention des savants, avait été mise au concours en 1780, par l'académie impériale et royale de Bruxelles, sur la proposition de M. le marquis de Chastelor. Huit mémoires répondirent à l'appel de l'académie ; mais celui de M. De Berg obtint la palme, a l'unanimité des suffrages. Des accessit furent accordés aux dissertations de MM. Hcylcn, Hcttema, D'Outrepont et Verhoeven. Les trois autres mémoires, dont deux en latin et l'autre en flamand, furent jugés trop insignifiants pour obtenir une mention quelconque.
Quelques académiciens firent, à cette occasion, des rapports plus ou moins étendus sur le mérite respectif des ouvrages présentés au concours. Les rapports de MM. Gérard et l'abbé Chcsquière peuvent être regardés comme de véritables dissertations, où la question fut envisagée sons toutes ses faces et traitée avec beaucoup de développements. Il est à regretter qu'ils soient restés enfouis daus les cartons de l'académie.
Dans l'introduction qui précède son histoire du droit romain au moyen-âge , M. De Savigny a donné une courte analyse du mémoire de M. De Berg. Ce savant jurisconsulte allemand , qui est sans contredit un des juges les plus compétents en cette matière, reconnaît que cette production a coûté un immense travail, et que, quant à l'histoire des provinces bolgiques, c'est un ouvrage très-utile.
Le mémoire de M. De Berg a été inséré dans les Mémoires sur les questions proposées, en 1780, par l'académie impériale et royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles, qui ont remporté les prix et les accessit en 1782. Bruxelles, de l'imprimerie académique, in-i°. I^es quatre mémoires qui obtinrent des accessit sur la même question, ont ausîi été insérés dans ce volume; mais il est à remarquer que ces pièces ne furent pas publiées telles qu'elles avaient été présentées : car, d'un côté, M. De Berg fit de nombreuses additions à son travail, et d'un autre côté, une commission nommée par l'académie, et composée de MM. Gérard, le comte de Fraula, l'abbé Ghesquière et le secrétaire perpétuel Desroches, avait été chargée de revoir ces mémoires, avant leur publication, et d'y faire les corrections qui y seraient jugées nécessaires.
11. Projet d'usé salle de spectacle pour Bruxelles. Liège, et se trouve à Bruxelles citez Dujardin . libraire. 1783, in-8°, pp. 1-13, sans l'avertissement, et un plan.
Les amateurs trouveront un exemplaire de cette brochure, devenue rare, à la bibliothèque royale de Bruxelles, fond Van Hulthem, n° 27,570. Voyez Biblio-