ACTE QUATRIÈME M
Chez ma mère... ma mère qui.,.
ANDRÉ
J*allendsî...
Qui tenait une table d*hôte !... on jouait le soir !
Un Iripot!... Après?
Interrogez-moi, monsieur... moi, je n*ai pas la force!...
ANDRÉ
Un tripot peuplé... cela va sans dire, de libertins et d'escrocs !... Vos amants !
FERNANDE, protestant douloureusement.
Oh!..
ANDRÉ
Oh! vous en avouerez bien au moins un!... Parlons de celui-là?
, FERNANDE, sanglotant.
Oh ! monsieur, si vous vouliez, j'aimerais tnieux mourir tout de suite 1
ANDRÉ
Ce n'est pas répondre !... Celui-là?
Ah I monsieur !... Il s'était fait le maître de la maison !... abusant de ce que nous n'étions que deux femmes I... Et nous avions si peur de lui, ma mère et moi... que nous n'osions pas le renvoyer !...
ANDRÉ
Alors?...
Alors, la police a fait une descente chez nous... on a tout saisi... et mis ma mère en prison!...
ANDRÉ
La prison aussi !...
FERNANDE, viveme.it.
Il ne faut pas continuer, n'est-ce pas... C'est trop affreux !
ANDRÉ
Si !... si !... au contraire I Tout ! vous m*entendez bien !...
tout 1... (Mouvement désespéré de Fernande qu'il redresse.) Votre mère
était donc en prison, alors?...
Alors... (Suppliante et sanglotante.) Ah ! monsieUf, puisqUC VOUS
le savez!...
ANDRÉ , brutalement lui serrant la main.
Alors?...
Alors, il m'a dit qu'il la ferait sortir... Et que si je ne voulais pas, elle y resterait longtemps... et qu'après, il la poursuivrait partout de sa haine... qu'il nous ruinerait... nous perdrait... J'étais S3ule, sans défense 1... à force de mensonges, de menaces... de violences I ,. Ah ! je suis bien coupable, monsieur, et rien ne m'excuse, je le sais bien!... mais quelle expiation, mon Dieu !... et quel calvaire ! . ..
Elle tombe sur le tapis, la face contre terre. ANDRÉ.
Et souillée, avilie que vous êtes!... vous avez dit : Voici un homme qui croità ma vertu et sa slupide crédulité me fera marquise !
Ah !... ah 1 monsieur, croyez tout, supposez tout... Mais cet
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