‹ Fernande; pièce en quatre actes, en prose (volume 2)Chapitre 81 sur 134 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

la place. Rien ne sera prêt avant quinze jours, pendant lesquels j^emmène Marguerite à Blois, tandis que sa mère, un peu souffrante, va passer Thi ver à Nice I...

POMEROL.

Et ce départ?...

ANDRÉ

Au sortir de Téglise... La cérémonie d*ailleurs très-courte. Pas de messe, la bénédiction nuptiale seulement... c'est un désir de Marguerite, m'a dit Clotilde, et je m'y suis conformé. Pas de bruit du reste, ni de fanfare ; cela répond à mes goûts. Deux ou trois parents des plus proches... Les témoins de Marguerite, amis de Clotilde, les miens, toi, ta femme... Dix minutes à la mairie, un quart d'heure à l'église, et c'est toutl... Je réserve l'éclat et les fêtes pour mon retour I...

POMEROL.

Bon... et l'heure? »

Onze heures précises à la mairie.^.. Nous sommes les premiers.

POMEROL.

Diable !... Neuf heures déjà ?... Je n'ai que le temps !... Je me sauve !

ANDRÉ

Sans voir Clotilde?... /

POMEROL.

Je la verrai à la mairie, en même temps que ta femme! ..

ANDRÉ

Et tu jugeras si j'ai tort d'enchaîner toute ma vie I...

POMEROL.

A une femme jeune et jolie!... qui t'aime et que tu aimes!... Ah ! sapristi !... il n'y a encore que ça, va !... On parle de liberté!... Ah I je viens de me retrouver garçon pendant un grand mois!... Je me faisais l'effet d'un homme

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coupé en deux et séparé de ma meilleure moitié I... et je vetourne à ma servitude avec une joie !.«. A tout à Theure, heureux esclave.

U sort, au moment où Qotilde sort de chez elle. GLOTILDE, inquiète.

Qui donc est là?... Cette voix l...

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