ACTE TROISIÈME
AN DR éy de même.
Cela est J)icn lenUnt, Glotilde, avoaez-Ie, et si je lisais tout de suite?...
CLOTILDB.
Vous me gâtoriez tout le phisi'* que je me promets à vous la voir lire un peu plus lard.
ANDRÉ
Dieu me garde de vous faire ce petit chagrin. . Je ne rouvrirai donc qu'au sortir de l'église.
GLOTILDE.
Vous me le jui'ez ?
ANDRÉ
Je fais mieux... je vous la rends... Vous me la redonnerez vous-même au bon moment.
GLOTILDE, hésitant.
C'est vrai... comme cela...
La voici...
Merci...
GLOTILDE, la prônant.
ANDRE, gaiement.
Vous me regardez d'un air singulier, Ooiilde... À quoi pensez-vous donc, celte lettre à la main?...
GLOTILDE, émae et hésitante.
Je pense que la vie est chose bien bizarre... Dire que tout l'avenir d'un homme dépend quelquefois d'un mot...
ANDRÉ, de même.
C'est au oui sacramentel que vous faites allusion ?...
GLODILDE, le regardant.
Peut-être.., Voici une heure bien décisive..
Digiti
ANDRE, gaiement, regardant sa montre.
Et un quart d*beure de retard...
C'est peut-être un répit que le ciel vous laisse...
ANDRE, surpris.
Un répit?...
CLOTILDE, toujours la Ic-ttre à la main.
Voyons, André... il est enqpre temps... ce mariage, j'ai le cœur un peu serré, je l'avoue, à la pensé 3 que c'est moi qui l'ai fait... et qu'à l'instant où je parle, votre bonheur tient à si peu de chose... pensez-y bien... el si vous avez quelque scrupule... quelque regret...
ANDRE
De quoi ?
CLOTILDE
Quesais-je?... de votre liberté, par exemple?...
ANDRÉ
Amoureux comme je le suis...
CLOTILDE
On aime aujourd'hui, et demain?... J'en suis bien la preuve, car enfin, vous m'avez...
ANDRE, rivement. •
Adorée... mais de tout aulre manière...
CLOTILDE
Et ce n'était pas la bonne?..
ANDRE, lui baisant la main, tendrement.
C'était la bonne... mais ce n'était peut-être pas la vraie. . .
CLOTILDE, serrant la lettre.
Décidément, vous avez raison, marquis... Épouàez... épousez... vous le méritez bien!...
Digiti