ACTE QUATRIÈME
POMEROL.
Ahl... et crânement encore! soyez tranquille 1
LA BARONNE, au fond.
Allons, baron, il se fait tard... Marguerite est souffrante... Relirons-non si
MADAME DE BRIONNE, de même.
Oui, la pauvre mignonne! qu'a-t-elle donc?
ANDRE, reparaissant.
Ce n'est rien ! C'est fini I
LA VIEILLE DAME
Boni boni nous vous laissons !.. Allons, mon neveu I
CIVRT.
Oui, ma tante I (a Pomeroi ) A demain 1
Non I après-demain I Chez moi! Dix heures I
CIVRY
Merci I
POMEROL, à part, tandis que tont le monde an fond fait ses adieux
â André*
Tranquille de ce côté-là I pensons à l'autre! ( Au domestique
qui emporte ton plateau.) ÉcOUtC-moi, tOl ! *
ALFRED
Je suis toujours heureux, quand monsieur daigne m'honorer de quelques instants d'entretien.
POMEROL.
Oui, assez I.. Tu connais madame de li Roseraie?..
ALFRED
Je ne serais pas digne de l'honneur que monsieur me fait * Alfred, Pomeroi.
en ce moment, si depuis deux ans que je suis au service de monsieur le marquis, je n'étais pas au courant...
POHBROL.
Assez, assez !.. Elle se présentera peut-être ici demain, empôche-la devoir ton maîlrel... A tout prix!
ALFRED
Si monsieur voulait bien préciser ce qu*il entend par : A tout prix.
Mille francs pour toi. (a part.) Gredîn 1
ALFRED
Je ne trahirai pas l'estime que monsieur m'accorde.
11 remonte.
POMEROL.
Avec cela, j'ai le temps de me retourner. Ce soir, je suis tranquille, à demain la bataille * !...
GEORGETTE, areo dignité.
Quand il vous plaira, monsieur !
POMEROL, de même.
Votre esclave, madame I
ANDRE, gaiement, surpris de leur ton*
Eh bien l... quoi donc !... Quelles cérémonies !...
POMEROL.
Lettre de femme, mon ami... méfie-toi des leltres de femme... dans ton ménage...
GEORGETTE
Oui, oui, plaisantez... nous allons rire, tout à l'heure...
Pomerol, Georgctte, André.