ACTE QUATRIÈME 20t
FERNANDE, m traînant josqu'à lui.
Ah ! monsieur, plul6l votre colère que vos larmes I... (oésespéré«.) NoD, je 06 VOUS ai pas trompée 1 Ah ! monsieur, pitié !
ANDRE, la repoussant arec horreur et se levant*
El ma femme!... c'est ma femme I...
FERNANDE, A genoux.
Ah non 1 Oh ! cela, ah I Dieu non I J*ai bien conscience de mon indignité ! Ah I c^est vrai, vous avez raison, monsieur, je ne puis plus être voire femme ! Mais vous avez été trompé !... Ce mariage qui vous dJàhonore, il y a peut-ôlre moyen de le rompre 1
ANDRÉ
Dieu le veuille 1
Ah I tout ce qu'il faudra dire et faire, je le ferai avec joie! Commandez, ordonnez!
ANDRÉ*
Comédie!... comme tout le reste !... Retirez-vous!..* allezvous-en !
FERNANDE, se relevant.
Hélas, monsieur, où irai-je?...
ANDRÉ, hors de lui.
Oh 1 que m'importe, pourvu que je ne vous voie plusl..* Allez-vous en, vous me faites horreur 1
Oh ! mon Dieu !
ANDRÉ
La fille d'une...
* André, Fernande.
FBRNANDB.
Oh! monsieur I...
ANDRÉ
Et la maîtresse de...
fi remOBte à la cheminée.
FERNANDE, frappée.
Ah ! ah ! vous êtes implacable!... Oui, je m'en vais, monsieur !... Vous ne me verrez plus 1 Je... pars I... je... (EUe
fait quelque pas et chancelle sur le pas de sa porte.) PardOEmez-moi !..•
Je me sens très-mal !•.. Je ne peux pas 1 je ne peux pas !..
ANDRE, d*fn8tiiiot, faisant un mourement vers elle.
Marguerite!... (il recale et puis il sonne; deux femmes de chambre paraissent et au même instant Pomerol sur le pas de la porte du fond. —
Aux femmes de chambre.) Emmenez, cmmouez votre maîtresse qui se trouve mal I
Pomerol soutient Fernande que les femmes emmènent. — André tombe assis sur le canapé, la tête dans ses mains*