ACTE PREMIER
POMEROL.
Parce qu'une femme comme vous, ma chère amie, n'en ire pas dans une maison comme celle-ci ; et y séjourne encore moins !
GLOTILDE.
Par exemple I... Mais ce salon a bon airi
POMEROL, loi prenant le bras.
Ob I le salon, ce n'est rien I... c'est la cage de l'escalier qu'il faut voir I
GLOTILDE.
Voyons, Philippe, je ne suis pas une petite fille, et une veuTe de mon âge peut tout entendre. — Où suis-je ?
Chez la Sénéchal, ci-deyant madame Adolphe I
GLOTILDE.
La Sénéchal ?
POMEROL.
Table d'hôte de sept à huit heures I Mal tenue, mal hantée, mal famée I
GLOTILDE.
Et VOUS y êtes ?
POMEROL.
Oh! moi, j'ai rôti le ba!ai ! Et cette fois, d'ailleurs, c'est pour une bonne œuvre 1
GLOTILDE.
Mais moi aussi I
POMEROL.
Vous?
GLOTILDE.
Mais oui 1 Un accident de voilure, toute une histoire !
POMEROL
Ahl
11 n'y a pas un quart d'heure, sur le boulevard extérieur, ma voiture s'arrête brusquement au milieu de cris 1... C'est une jeune fille que l'on relève presque sous la roue, et qui, heureusement, n*a pas la moindre égratignure.
POUEROL.
Fernande?... C'est vous?...
CLOTILDB.
Je la fais monter près de moi, toute pâle, tout effarée, je rinlerroge : elle répond à peine, et ce n'est pas sans mal que je lui arrache un nom, celui de sa mère, et une adresse...
POMEROL.
Celle-ci!
CLOTILDE
Je la conduis à celte porte où elle me quitte, en me remerciant d'un air de tristesse et de douleur qui m'enchanlent, et je poursuis ma route jusqu'au théâtre...
POMEROL.
Quel théâtre?
CLOTILDE
Celui de l'endroit !
POMEROL.
Le théâtre Montmartre ?
CLOTILDE
Oui
POME ROL, stupéfait.
C LOTI LDE.
Oui... Je vous expliquerai cela !.. En descendant de voiture, je crois utile de gourmander mon coclier sur sa mala-