‹ Fernande: pièce en quatre actes, en proseChapitre 55 sur 240 · SCÈNE V CLOTILDE, POMEROL · texte numérisé non relu

SCÈNE V CLOTILDE, POMEROL

CLOTILDE

Avouez qu'elle vous aime de tout son cœur.

POMEROL.

Et convenez que je le lui rends de toute mon Ame.

CLOTILDE

Ça... je le crois...

POMEROL.

André, parlons d*André... Avez-vous des nouvelles d'André ? . . .

CLOTILDE

Oui... une lettre, ce matin.

POHEROL.

De Blois ?

CLOTILDB.

Voici le timbre I...

POUEROL.

A la bonne heure.

CLOTILDE

Elle m'est arrivée comme je venais de faire partir une dépêche pour savoir si André est réellement là-bas ! Et j'a tends la réponse !

* romerol. Clotilde

8â FERNANDE

P0HEBOL.

Ah çà, des soupçons... Encore?»..

CLO>T£LDE.

Ab! mon amil Ce n'est pas (l'aujourd*hui que je nie demande s'il m'aime toujours autant?'— Enfin, que vous dirai-je, vous qui aimez; faites la port de la femme el de ses nerfs^ et d'une femin£ nalarellement assez jalouse...

POMEROL.

El pas mal nerveuse 1

CLOTILDR.

£t peut-être un peu folle.

POHEROL.

Peut-être !

GLOTILDE.

Tenez, vous avez raison!... Laissons là mes craintes ridicules et parlons de vos protégées!... car vous avez fait, je pense, tout ce qui était convenu !

POUEROL.

Et au delà de nos souhaits!... A neuf heures du. matin, j'étais rue des Acacias, où. j'ai trouvé les pauvres femmes assez tristes, comme vous pensez !

GLOTILDE.

Oui... Et nous ne nous sommes pas trompés?... Cet affreux Roqueville?...

Hélas, ouil

Quel malheur!

GLOTILDE*

POIIEBOL.

C'est au moment où sa mère était arrêtée... Ce misérable qui a persuadé qu'il la ferait sortir de prison, et, abusant de

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