ACTE PREMIER
BRACASSIK *.
Âhl ce revenez-y 1... Qae diable éles-vous devenu, cher ami, depuis qu'on ne vous a vu*^
POMBROL,
Je suis devenu un plus vieux 1 ( Regardant le crAne de Bra-
eaflsin.) Ditcs donc, mais, ehl là!... ça se dépouille , làhaut I
BRAGASSIN.
Le plafond, oui 1... ça se décolle un peu !
AMANDA
Pourquoi donc est-ce que vous nous avez lâchés comme ça, depuis un an ?
POMEROL.
Ma chère, parce que je me suis rangé I..*
BRAGASSIN.
Il ne joue plus ?
POUEROL.
Je ne joue plus !
AMANDA
Alors, qu'est-ce que vous faites?
BRAGASSIN.
Il a d'autres vices, parbleu 1
AMANDA
Il s'est marié I
POMEROL.
Vous l'avez dit!... Mais, et vous donc?... Mairie à part, il me semble que...
AMANDA) a'assejant for le canapé.
Ah 1 ne m'en parlez pas !•.. Il m'a fait une telle scie I., * Bracassin, Pomerol, Amanda.
îO FERNANDE
POMEROL, à Bracossin.
Et à propos de scie !... cetie sculplure ; ça marcho-l-il ua
peu? (il s'assied près d'Amanda.)
BHACASSIN.
Oui, parlons-en ! Uii joli siècle pour k sculpture 1 Crédiél va I s'il lie vaut pas mieux se croiser les bras I
AMANDA
Et c'est ce qu'il fait.
BftACASSIN.
On ne peut plus seulemeni faire un peu de nu, qu'on ne vous fiche une bouteille d'encre à la (été!... Vous comprenez
la sculpture sans le nu, vous?
POUEROL.
Ça dépend!... il y a le nu... na...£t puis, dame... il y a le nu... d'un nul...
BRAGASSIN.
C'est le mien!... Le grand art?.».
POMEROL.
Si votre fameuse Ariane esl dans cet esprit-là 1
BRAGASSIN.
Oh 1 ça, c'est mon œuvre!... Je ne laisserai peut-être que ça... mais ça sufGt bien à la gloire d'une époque !
POMEROL.
C'est beau, hein?
RRAG ASSIN.
C'est abrutissant!
POMEROL.
C'est que voilà au moins cinq ans que vous y travaillez !
Six' ans!'..