ACTE TROISIEME
GEORGETTË.
Ohl si je t'atlendais ! (atcc soapçoo.) Aa fait, comment
se fait-il que tous arriviez comme ça, sans me prévenir?
POMEROL*
Si ça te fâche, je vais repartir...
GEORGETTB.
Ah! non...
POMEROL.
Voilà la coquetterie... c'est de ne pas te prévenir... J'arrive à Paris.... je saute en voiture : Cocher, cinq francs de pourboire et crève ton cheval Je grimpe nos étages quatre à
quatre.... Je me dis : Elle est couchée, elle dort.... Quel réveil! Point. Madame est sortie.. .« Avant neuf heures du
matin ? — Oui, monsieur, elle est chez la cousine de madame... Monsieur sait bien, c'est ce matin...» Je ne sais rien, mais
c'est égal... Je remonte en voiture, second pourboire Et
ne voilà... Et te voilà... Et nous voilà I...
GEORGETTE
Mais... elle a raison, cette tîlle... C'est ce malin...
POMEROL.
Ce matin, quoi ?
GEORGETTB.
Mais, le mariage...
Le mariage !... Eh ! en effet, celte toilette...
GEORGETTE
Mais, oui...
André?
Eh ! oui.
POMEROL.
GEORGETTE
POMEROL.
Ah ! bravo I... Quelle bonne idée j'ai eu de revenir !
GEORGETTE
Mais comment?... Ihiisque c'est moi qai te Tai écrit.
POIIE&OL.
Mais, nof2»
OEORGETTE.
Mais, si... Ma dernière lettre qui est partie, avec celle de
POMEROL.
Je n'ai pas reça de lettre de Glotilde...
GEOaGETTB.
Ah ! c'est irop fort ! C'est elle qui s'est chargée de metlre ma lettre à la po&ta, avec la sienne...
POMEROL.
Enfin peu importe Elle se marie, et j'en suis bien
heureux pour elle...
GEORGETTE
Comment, elle se marie ?..
POMEROL.
Eh bien, oui...
GEORGETTE
Mais, du tout... C'est André qui se marie, pas Glotilde.
POIIEROL.
Gomment... ce n'est pas elle ?
GEORGETTE
Mais, non... du tout... Ah ! qu'il est arriéré, mon Bieu !... Ohl la province!.... André épouse mademoiselle Marguerite de la Brière... qu'il aimait depuis longtemps.
POMEROL, stupéfait.
Ah!... £t Glotilde ?..«