ACTE TROISIÈME
ANDRÉ
Eh bien ! oui, mon cher Philippe, oui, je me marie I... Et bien heureux, va... Tu manquais seul à ma joie ! maintenant c*est complet.
POMBROL , baissant la roix.
Ah çà I nous sommes bien seuls ?
Oui!
POUEROL, de même.
Et... et Cloiilde?
ANDRÉ
Clotilde?
POMEROL.
Oui.., Elle ne t'a ni empoisonné, ni étranglé?,..
AND. RÉ
Tu vois,
POMEROL.
Ta comprends, moi, avec les idées de là-bas... Cela me renverse...
ANDRÉ
C'est que tu retardes d'un mois... Clotilde et moi, nous avons eu lors de ton départ, tiens, précisément, certaine explication, d'où il résultait, ma foi, que de part et d^autre, le temps.' l'habitude.
POMEROL.
Bref, rupture?
ANDRÉ, virement.
Amicale...
POMEROL, incrétlttle.
Amicale ?...
Presque tendre I... d'ailleurs c'est elle qui l'a provoquée.
POMf:ftOL.
Clolilde?
ANDRÉ
Clolilde !
POMEROL.
Alors, je ne comprends plus rien aux fetnm'es... Car j'aurais bien juré que celle-là... DonC; réconcilialion d'un commun accord?...
ANDRÉ
Avec promesse d'une affection mutuelle, dont elle m*a donné de telles preuves, que je me demande si son amitié ne vaut vraiment pas mieux que son amour...
POMEROL.
Allons ! De ce côté-là... tout va bien !.. Ab çà ! mainlen&nt , et la future?
Ils s'asseyent & droite, entre la fenêtre et la table *, ANDRE, avec chaleur.
Ah 1 mon ami. Un rêve ! La beauté la plus douce^ le caractère le plus égal... la nature la plus fine... musicieune, artiste... Jeune et pourtant raisonnable I... Honnête I... sans pruderie!... Spirituelle, sans bavardage... Pieuse, sans excès, et avec tout cela, ce je ne sais quoi qui la dispenserait de tout le reste, qui ne s'analyse ni ne se raisotmel... mais s'impose, vous subjugue et vous grise 1... Le charme!...
Tudieu! Quelle passion...
ANDRÉ
Juge d'elle par le chemin que j'ai fait. Me marier, moi... d'abord... ami par-dessus tout de mon indépendance... Mais que veux- tu? Ce qui est écrit... Le ciel a vodu que ne Tayaut jamais vue qu'au théâtre, à l'église et dans la rue, je la retrouve un soir... où ?... Ici même.
* PomeroU AAdré