ACTE TROISIÈME
A N B R E TÎ vement»
Pas monsieur !.. pas monsienr !..
Eh bien l... comment ne yous aimerai-]e pas... (Arec aiMnr.} André i.« après ee que vcmis faites pour moi 1
ANDRÉ
Oh I ce n'est que de la reconnaissance... cela... je veux de l'amour !..
Tous les deux!., car vous ôles mon sauveur!.,
ANDRE, Ti rement.
C'est VOUS qui me sauvez... El de moi-même !.. ma chère bien-aiméo,... car vous m'arrachez aux plaisirs suspects, aux loisirs mauvais, aux amours meoteurs... car sur ma vie folle et sans but vous êtes Tétoile qui se lève, pour m'enseigner le vrai chemin, celui du devoir, qui est aussi celui du bonheur... car vous amenez à mon foyer désert tout le cortège des saines émotions et des joies honnêtes, l'honneur et le calme, Testimedes autres, et, mieux encore... celle de moimême...
Que vous êtes bon 1
ANDRÉ
Ce n*est pas de la bonié 1 c'est du bonheur!... Vous ne pouvez pas comprendre, Marguerite adorée, quelle joie c'est de se dire : celte jeunesse, celte beauté. . cette innocence... (âfouvemmide ■«rgueciie.) ce coBUP tOttt neuf qut ne Sait rien des choses de la vie... lout cela m'appartient... tout ce trésor sacré des saintes ignorances^ des surprises naïves, des craintes et des joies enfantines !.. tout cela est à moi, bien à moi! car c'esi moi qui l'ai faite ce qu'elle est, et qui lui ai vraiment donné la vie en lui soufflant l'amour!..
srARGunrniTE, à parc.
Mon Dieu!
ANDRÉ, deboat.
El maintenant que je suis sûr de vous obtenir de vousmême, allons nous apprêter, ma chère Marguerite ; et de ces trois couronnes dont le choix vous embarrassait tout à l'heure, prenez la plus virginale; c'est celle-là qui vous ira le mieux et dont votre mari sera le plus fier... A tout à l'heure, et après... ma chère bien-aimèe... à toujours!..
Il sort.