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Fig. 28.
J'ai pu préciser, comme je le montrerai dans la suite, que l’axe binaire étudié et représenté arbitrairement, était l’axe | 110] de la figure 33.
L'aspect de ces courbes est nettement différent de celui des courbes de la figure 27; on n'y remarque plus la baisse rapi le de l’aimantation quand la température diminue, mais au contraire, jusqu'à T — 2400 K environ, l'aimantation croît exceptionnellement vite. Le rapprochement des figures 10, 11, 28, 29, montre bien la grande analogie qui existe entre les propriétés magnétocristallines des composés Mn? Sb et Mn Bi. Nous avons interprété les anomalies relevées sur les courbes de Mn Bi par l’interversion des axes; Mn? Sb apporte une preuve nouvelle en faveur de cette hypothèse.
La figure 29 permet une comparaison facile entre les courbes d’aimantation suivant les deux axes. On voit que, jusqu'à une température voisine de 240° K, mais variant avec le champ et d'autant plus basse que le champ est plus élevé, c’est l’axe quaternaire qui est l’axe de grande aimantation.
Au-dessous de cette température, c’est un axe binaire qui devient axe de facile aimantation. On peut faire à ce sujet une expérience suggestive : un monocristal, placé dans un champ et libre de se mouvoir, se dispose, à la température ordinaire, de telle façon que l’axe quaternaire soit parallèle au champ. Refroidi au moyen d’air liquide par exemple, le mono-
cristal tourne brusquement de : au moment du passage à la température
d’interversion des axes.
Pour un champ donné, la permutation des axes s'effectue toujours à la même température, sans hystérèse et quelle que soit la vitesse de refroidissement.
34. Énergie magnétocristalline. — Les figures 30 et 31 donnent, à différentes températures allant de 20° K à 2900 K, les variations de 7 en fonction du champ intérieur, suivant l’axe quaternaire et suivant l’axe binaire étudié.
Pour obtenir le champ intérieur, le champ démagnétisant de forme a été déterminé graphiquement de la même manière que dans le cas de Mn Bi.
Prenons le plan de référence æ0 y parallèle au plan de clivage, les axes Ox et Oy étant dirigés suivant les arêtes du cristal, Oz est alors parallèle à l’axe quaternaire.
Soient z, 5, + les cosinus directeurs du vecteur aimantation. L'énergie libre Fx peut s’écrire, en tenant compte de la symétrie et du fait que l’énergie libre liée à l’axe quaternaire est minimum,
(2) Fr = Ko + Ki — y?) + Kofi — y)? + K3 a f2.
en se limitant aux premiers termes du développement.