CHAPITRE V
ALLIAGES MANGANÉSE-ARSENIC.
46. Travaux antérieurs. —— Les alliages manganèse-arsenic ont été étudiés par Arrivaut [37] qui, le premier, signale leurs propriétés ferromagnétiques, puis par Schoen [38], Hilpert-Dieckmann [39], Guertler [40], Oftedal [41], Bates [42].
Pour préciser les propriétés magnétiques j'ai dû reprendre l'étude complète de ces alliages. J'en ai déduit un diagramme assez différent de ceux qui avaient déjà été publiés. |
47. Préparation. — Cette préparation a été effectuée par la méthode générale déjà décrite, à partir de manganèse distillé et d'arsenic sublimé à 99,87 %; ces constituants étaient utilisés sous forme de poudres bien mélangées, le diamètre des grains étant inférieur à oMm,05,.
Après différents essais, la méthode suivante a été adoptée : au départ, tous les alliages avaient la même composition : 60 % at. As; les creusets étaient portés à 1200 et maintenus à cette température pendant des temps variant entre une demi-heure et 10 heures; les composés définis et solutions solides se transformant facilement les uns dans les autres par perte d’arsenic, on obtient ainsi, en graduant le temps de chauffage, des alliages étagés entre Mn As et Mn? As.
J'ai essayé de préparer des alliages riches en arsenic en chauffant à plus basse température (400 à 5oo°), afin d'éviter une sublimation importante de l’arsenic sur les parois du creuset. Je n’ai pu obtenir, de cette façon, des culots homogènes, même en chauffant pendant plusieurs jours et en porphyrisant la masse; les coefficients d’aimantation de différents échantillons prélevés dans un même alliage variaient de plus dre.
Au contraire, la préparation à haute température conduit à des alliages homogènes et les variations d’aimantation, pour différents échantillons d’une même fusion, restent inférieures à 0,5 es
De plus, j'ai constaté que la préparation à haute température donne des alliages dont le point de Curie, pour une concentration donnée, est bien déterminé à un degré près et reste fixe quels que soient les
traitements thermiques subis par l'échantillon. (J’appelle « point de Curie » la température de disparition de l’aimantation spontanée; nous verrons plus loin que, en réalité, ce n’est pas un véritable point de Curie pour les alliages riches en arsenic.) Les alliages préparés à /4oo°-500° ont, par contre, un point de Curie variable, nettement plus bas, à concentration égale, et sensible aux traitements thermiques. Il est probable que l’alliage Sous Sa forme stable n’est obtenu qu’à haute température.
M. Arrivaut a bien voulu, par des analyses chimiques effectuées sur une partie de ces alliages, vérifier les compositions que j'avais déterminées par synthèse.
Jusqu'à + — 47 % environ, les alliages manganèse-arsenic sont pulvérulents; au-dessus de ce titre, on les obtient à l’état massif : ils ont alors un bel aspect métallique.
Tous les titres + que je donne représentent le pourcentage atomique en arsenic.
48. Composé défini Mn As. — L’alliage bien cristallisé et le plus riche en arsenic que j’ai pu obtenir titrait 49,54 %. Ce sont les résultats des mesures effectuées sur cet échantillon que je donne dans la suite.
Les valeurs numériques indiquées dans le Tableau XXI et les courbes de la figure 47 montrent comment varie l’aimantation en fonction de
la température pour des champs croissant de 2000 à 20 000 Oe. On y remarque surtout la chute anormalement rapide de l’aimantation, ce
Se
OgEl Oo‘GET 6‘Ger c‘oÿ1
006 61 — Le
1°061 &‘6c1 8°I£I 8'Efl ÿ°Ger G‘Qg1 9'Let ‘gel ÿ'ger
Lo)
6‘oot ofOII y‘grt
IGI
L'ger y'Let Lei
OGOL = LA
1‘Of1 O‘GÇI G'££l 8'YEI LGer ‘9er “JET