Inédit
A Taube il écrit le 29 mars :
« Mes lettres de Paris mandent qu'il y a toujours beaucoup de mouvements mais rien d'inquiétant pour la fam : Royale au contraire. La même personne, qui est digne de foi mande : dans le moment ou je vous écris on chauffe tous les appartements de la tamille R:ale a Versailles^ et vous pouves compter sur V exactitude et la vérité de cette nouvelle. Il ne dit rien de plus. Il est difficile de prévoir ce que cela annonce, moi je l'interprette plutôt a bien et je ne serois pas étonné que les scélérats se voyant battus partout, sans ressources, menacés de la famine et de la misère, missent le jeune Roi et sa mère a Versailles et voulussent ensuite traiter avec eux et avec les puissances, car il mi parait impossible de croire que ce soit pr le Duc d'Orléans. Peut-être proposeront — ils de le faire régent mais je doute que les puissances y consentent jamais. En attendant ne parlés pas trop de cette nouvelle il faut encore en attendre la confirmation. Dieu veuille que mes espérances se réalisent, je n'ai aucunes nouvelles sures du Temple... »i.
Voici ce qu'il note dans sou Journal :
« Vlendredi] 5. Très beau. Un exprès envoyé par le V:e de Caraman au B. de Bret. a apporté l'arrangement fait par Dumouriez avec le P. Coburg... La joie fut très vive. J'en eus d'autant plus que je ne craignois plus rien pour la Reine. Je demandois à Taube de me dire si je devois me régler encore selon les instructions que j'avois au cas que le Roi fut en liberté ou bien en attendre d'autres et dans ce cas me les faire envoyer au plutôt car ceci pouvoit aller très vite ; comme il connoit mieux la position je croyois qu'il valoit mieux laisser cela a sa décision que de rien demander. Le soir le M:al de Broglie reçut la nouvelle que Dumounez marchoit seul sur Paris avec 50,000 h : qui avoient tous la cocarde blanche et que le P: Coburg restoit sur la frontière tout prêt à l'appuyer si cela etoit nécessaire.
« D[imanche] 7. Tems gris. Craufurd partit le matin pour la Haye. Je proposai au B:on d'envoyer quelqu'un qui put voire la R:[eine] au moment de sa délivrance pour l'instruire de sa position et lui donner des conseils sur ce qu'elle auroit à faire en opposition avec ceux que Mr de Mercy ne manqueroit pas de lui envoyer par écrit. Il goûta mon idée et l'Eveque de Pamiers devoit partir