Fête du couronnement de l'image de la Très-Sainte Vierge [microforme]
ILest des jours privilégiés où le Ciel semble s'abaisser complaisamment vers la terre pour donner aux tristes pèlerins de cette vallée de larmes des spectacles pleins d'espérance et comme un avantgoût des joies immortelles de la patrie d’en haut.
Le 9 juillet 1853 fut un de ces jours.
Aux premiers rayons d’une de ces matinées splendides dont la Providence s'était montrée si avare durant le cours de l'été, une foule plus nombreuse que de coutume assiégeait les abords de l’église de Notre-Dame - des-Victoires, humble monument, mais habitué à l'empressement des pieuses multitudes.
Tout respirait un air de fête. Sur la place, des
détachements de l’armée française en uniforme de parade et de bataille avaient formé leurs rangs au son des instruments de guerre. Ces lignes pressées ne s'ouvraient que pour livrer passage à de hauts dignitaires, à des princes de l’Église et à des grands de l'État, à des prélats, à des généraux, à des religieux illustres, à l'élite des fidèles de Ja capitale ou à des étrangers de renoni.
Au-delà se pressait une assistance émue, avide, mais recueillie, et qui, si elle n'espérait pas trouver dès le matin même entrée dans le sanctuaire, savait bien qu’elle aurait aussi sa part dans cette sainte journée, et, en attendant, s’associait de loin par sa respectueuse attitude, aux allégresses de la solennité qui s’'annoncait,
Quelle est donc cette cérémonie qui attire un tel concours, et, pour parler le langage des saintes Lettres : Que est ista Relligio ?
Point de férie extraordinaire dans le calendrier sacré ; point de commémoration particulière dans les souvenirs de la patrie; ou plutôt, nous nous trompons : c’est à la fois une grande date et une grande gloire pour les annales de l'Eglise et de la France, et il semble que Rome l'eût prédestinée, puisqu'elle
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y célèbre la Fête des Prodiges de la bienheureuse Vierge Marie.
Y’est le CouronxeeNT solennel de l'Image vénérée de la très-sainte Vierge; couronnement accompli au nom de S, S. Pie IX, en actions de gràces de la délivrance de Rome par les armes de la France.
Ces braves soldats, ce sont les délégués des divers corps qui ont eu l'honneur de verser leur sang pour cette cause et de prendre part à cet exploit ; ce sont des détachements des 32° et 36° régiments deligne, du 13° léger, et de ces infatigables chasseurs de Vincennes , l'admiration et la testeur de nos ennemis. Presque tous portent sur leurs poitrines la médaille bénie dont le Saint-Père les a décorés.
Ces généraux, ce sont ceux qui les ont conduits à la victoire; c'est le récent gouverneur de Rome, le général Gémeau ; ce sont soixante officiers généraux et supérieurs de l'armée d'Italie, en ce moment à
>aris. Au milieu de tous, brillant par sa modestie non moins que par sa renommée, le chef de l'expédition, le vainqueur de la révolution romaine, le due Oudinot de Reggio ", héros par droit de nais-
sance, rajeunissant les gloires paternelles et les cou-
‘ Il assistait à la cérémonie en habit de ville,
ronnant de cette force d'âme qui se rehausse dans nl la disgrâce.
Ces magistrats, ce sont des administrateurs de la grande cité, le maire et les adjoints de l’arrondissement municipal "où est située la paroisse de Notre- Dame-des-Victoires, puis des fonctionnaires de tout rang.
Enfin, le Conseil de fabrique de l'Eglise, où les modèles de fa vertu et de la piété le disputent aux plus pures illustrations de la science et de la foi ?, D. aux réputations les plus intègres,.
Voici maintenant plusieurs de MM. les Curés de Paris, un grand nombre de prêtres et de religieux : humbles et zélés ministres du sanctuaire, dévots serviteurs de la Reine du Ciel, missionnaires généreux, héritiers du dévouement des Xavier et des Vincent de Paul, émules des Borie, des Gagelin et des Jacquart ; la plupart des ordres illustres, les fils de saint Benoit, de saint Francois et de saint Dominique ; les disciples de saint Ignace ; les prêtres
des Missions étrangères, de la congrégation des Sa-
1 M. Decaen, maire ; MM. Hébert et d'Horrer, adjoints.
* MM. ie baron de Crousaz-Cretet, caissier général de la Banque de France; Charles Lenormant, membre de l'Institut ; MM. Lussigny oncle et neveu, Sorbet et Camproger.
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crés-Cœurs à Picous, de celle des Maristes ; les séminaires de Saint-Sulpice. du Saint-Esprit et des Irlandais ; les filles du Saint et Immaculé Cœur de Marie, le chapitre de sainte Geneviève ; puis les filles de la Charité, les sœurs des écoles et des malades, les dames de Saint-Joseph, ete., vivante couronne de l’Agneau sans tache où les roses du martyre se mélent aux lis de la pureté.
Des évèques et des prélats : l'ancien et le nouveau monde ont envoyé leurs apôtres; l’évêque de Siam ‘ est prèsde l'évêque de Meïssour*, l'évèque de Guinée’ près de celui des iles Marquises *. L'Asie et l'Afrique touchent l'Océanie ; et à leur côté un des pontifes récemment institués pour nos colonies d'Amérique’, et qui a porté dans le lointain climat des Antilles le zèle des gardiens fidèles d’un des sanctuaires les plus aimés de la Mère de Dieu.
La vieille terre de France, la terre très-chrétienne est spécialement représentée par deux de ses vénérés pontifes , l’un prince de la sainte Église romaine , Mgr Pallegoix.
Mgr Charbonneau.
Mgr Kobès.
* Mgr Bodichon.
* Mgr Le Herpeur, évêque de Fort-de-France à la Martinique, missionnaire de Notre-Dame-de-la-Délivrande.
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lumière de la science théologique. successeur de saint Remi, d’Hinemar et de Charles de Lorraine , S. Ém. le Cardinal-Archevèque de Reims‘; l’autre, l'archevêque de cette antique Église de Paris *, consacrée d’origine à la très-sainte Vierge, héritier des vertus apostoliques du premier Denis, et prêt comme le dernier, son héroïque prédécesseur ; à donner sa vie pour son troupeau; il vient, avec les délégués de son chapitre, assister à une nouvelle gloire de sa métropole, et, pour ainsi dire, porter témoignage de ces iongs siècles de dévouement par lesquels l'église cathédrale et ses filles ont à l'envi célébré le privilége de la Vierge immaculée *.
Rome enfin, la mère et la maitresse des Églises . est doublement présente à l'auguste solennité, D'abord, c'est le chargé d'affaires du Saint-Siége ?, l'ami , le confident, le digne coopérateur d'un des plus habiles et des plus regrettables ambassadeurs du Père commun. Pourquoi faut-il qu'ici un nuage de
* Mgr Th. Gousset.
* Mgr Sibour.
* On sait que la croyance à l'Immaculée-Conception a été, dès 1311, vénérée à Saint-Séverin, l’une des églises-filles de Notre-Dame-des-Victoires.
* Mgr Vecchiotti.— M, l'abbé Meglia, secrétaire de la Non ciature, était aussi présent,
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deuil vienne passer dans cette atmosphère de fête? pourquoi faut-il que le fidèle serviteur de Pie IX, celui qui dans les amertumes de l'exil offrit à son maitre proscrit de si touchantes consolations, celui à qui les Eglises de France portent tant de reconnaissance, celui qui s'était montré si zélé pour l'honneur de l’Archiconfrérie, pourquoi faut-il que le pieux Garibaldi manque à cette allégresse? Si, par un secret et mystérieux dessein de la Providence , il n’y a point de joies ici-bas qui ne soient mélées de larmes, l’âme du chrétien s'élève et se console en pensant que le vénérable archevêque, qui est enlevé à la fête de la terre, a pris place déjà aux couronnements éternels de Marie dans les cieux.
Voici, en dernier lieu, le prélat à qui une fonction spéciale est réservée ‘. Il porte dignement un des plus beaux noms de la Cour romaine; nul mieux que Jui ne pouvait servir d’envoyé au vénérable Chapitre de Saint-Pierre ; et sa mission d'honneur parmi nous est une triomphale réparation d'anciennes injures hautement déplorées aujourd’hui.
Tels sont les principaux personnages de cette assistance d'élite.
‘ Mgr Bartolomeo Pacca.
Pour cette fête, l'église de Notre-Dame-des-Victoires a revêtu des pompes sans pareilles.
Le portique est tendu de courtines d’or et de velours . et les emblèmes qui décorent la façade redisent au dehors les actes qui vont s'accomplir dans les profondeurs du sanctuaire. Les insignes et les armoiries du Souverain Pontife, heureusement régnant, annoncent que la cérémonie est faite au nom du chef suprême de la catholicité. Les armes du cardinal Mattei, archiprètre de la Basilique Vaticane , rappellent que le don vient du Chapitre illustre de cette basilique ; elles sont en face de celles de l'illustre basilique du Vatican. Celles de Mgr Pacca attestent quel noble délégué a été choisi, et, au centre, l'image de la très-sainte Vierge, se délachant sur l'azur, symbolise l'objet et figure la Reine de la fête.
À l'intérieur, partout des tentures, des tapisseries, des fleurs, des candélabres : on dirait que l'église est devenue un reliquaire où brillent à l’envi l'or, les lumières et les étoffes précieuses,
Quatre inscriptions à la louange du Saint-Père, &1énérable Chapitre du Vatican et de son délégué,
sont apposées aux principaux piliers de l'église ".
Chaque pilastre est orné; chaque clé de voûte,
* Voir à l’Appendice.
chaque chapiteau sont couverts de dorures ; à tous les arceaux paraissent les armes du Saint-Père. Dans le chœur se reproduisent celles de l'Église romaine, la tiare avec les clés et la croix patriarcale.
Au fond du temple, le maitre-autel est surmonté d'un riche baldaquin aux couleurs pontificales ‘; un trône s'élève à droite pour l'archevêque de Paris; plus loin, un siége d'honneur est dressé pour le délégué des chanoines de Saint-Pierre; en face, des fauteuils pour les prélats.
Mais c'est surtout à la chapelle privilégiée, à celle où est placée la statue miraculeuse, que les ornements sont prodigués. Un immense voile de gaze, d'or et d'argent , protège l'autel et laisse voir cette inscription : Archisodalitas per orbem, qui fait assister à la fête les associés de l'univers entier. Dans les lustres d’or scintillent des milliers de bougies, symbole de la ferveur des âmes pieuses. Les innombrables ex-voto, cœurs d’or, tables de marbre, croix et insignes de distinction, gages de reconnaissance et monuments de prière, racontent les merveilles obtenues devant l’image bénie et servent tout ensemble de cortége et de témoins à la gloire
qu’elle va recueillir.
! Jaune et blanc.
L'autel a disparu sous l'estrade, mais la pensée se reporte avec attendrissement sur les restes vénérés de la jeune martyre des Catacombes ", dont l’inscription tumulaire et le sang conservé dans l’ampoule antique attestent l’immolation.
Le regard monte, et suivant les degrés couverts de fleurs et ornés de lampadaires, il s'arrête enfin sur l’image de Marie, de celle qui fut le tabernacle virginal où le fils du Très-Haut à voulu enclore sa divine grandeur ; de celle qui a mérité l'ineffable
honneur d'être la Mère de Dieu, la réparatrice de ?
l'Eve coupable, le refuge de ceux qui tombent et le
secours de ceux qui souffrent, c'est-à-dire l'asile de tous les enfants d'Adam !
L'image resplendit. Ouvre d’un sculpteur ignoré, elle n'a pas l'éclat d'un chef-d'œuvre de l'art. Elle est toutefois d’une expression pleine de majesté et d'élévation. Elle est debout dans les nues ; les yeux inclinés vers le peuple fidèle , elle semble le confier à la miséricorde de son divin Fils, radieux Enfant qui, debout aussi et les pieds reposant sur un globe étoilé, étend ses petites mains pour répandre sur le monde, en retour des instances de sa Mère, la foi, la lumière et la bénédiction.
! Sainte Aurélie.
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Ces deux têtes sont faites pour la couronne, Au Fils la royauté de la toute-puissance, de la régéné- ‘ation et du salut. C'est lui qui doit porter au front le signe du Roi des rois et le symbole des triomphateurs ; car, ce faible enfant, c'est le dominateur de la terre, des cieux et des enfers ; celui dont l'Apôtre bien=aimé à dit: Factum est regnum hujus mundi, Domini nostriet Christi ejus'.
À la Mère la royauté aussi : celle de la pureté immaculée qui fait germer les vierges ; celle de la miséricorde qui intercède et à qui rien n'est refusé : omnia per Mariam, ainsi que s'exprime saint Bernard, dont la statue s'élève à l'angle de l'autel A elle la royauté de la vérité, car il lui appartient de dompter toutes les erreurs; t sola cunctas hæreses interemisti*, ajoute l'Église, À elle, pour tout dire, la royauté du triomphe, comme la piété de la France le répète à travers les âges en lui donnant le titre de Notre-Dame-des-Victoires.
Oui, certes, c'est bien là cette Reine victorieuse à qui une église à été dédiée sous ce nom par un Roi victorieux, en souvenir d’une des plus mémorables défaites de la rébellion et de l'erreur ; le même
‘ «Le royaume de ce monde a été soumis à Notre-Seigneur et à son Christ. »
2 « Vous seule avez détruit toutes les hérésies sur la terre. »
qui l'a choisie par un vœu immortel pour la patronne de ses peuples; le même qui a été récompensé de ce vœu par la naissance de l'enfant illustre qui devait être Louis XIV.
Or, dans le trésor des honneurs dont dispose le vicaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ, il est un noble privilège : celui de décerner aux images les plus vénérées de la Mère de Dieu une couronne d’or, signe de gratitude et de consécration dont une fondation pieuse ‘ à remis la disposition aux mains du Chapitre de l’insigne basilique de Saint-Pierre de Rome.
Pour la première fois, ce don magnifique et sacré va être conféré à une image française, C’est NorTRE- DaME-pEs- VICTOIRES qui a été désignée par le Souverain Pontife.
Certes, une telle gloire lui était bien due, et c'était bien à Pie IX qu'il appartenait de la lui dédier.
Le monde entier connaît les grâces sans nombre obtenues par l'Archiconfrérie de prières, née il y a dix-sept années à peine aux pieds de cette modeste statue, et qui compte maintenant sur la terre habitée plus de seize millions d’associés. Jeu admirable de la Providence qui se plait à confondre les
‘ Le legs Sforza.
tolies de la fausse sagesse et à exalter la ferveur des âmes humbles et confiantes! C'est au centre même du luxe et de la corruption parisienne, c'est près de ces lieux où la brûlante cupidité et la fortune aveugle tiennent leur cour, c'est parmi les hontes et les splendeurs de la passion et de la débauche, à deux pas des idoles de l'intérêt et du sensualisme, c’est là que Dieu a suscité la dévotion la plus pure et la plus délicate, la plus nécessaire en même temps, et celle qui affrontait le plus l'orgueil et la raillerie de l'impiété, à savoir : l'hommage au Cœur immaculé de la sainte Vierge et la prière pour la Conversion des pécheurs.
Le temple bâti par Louis XIII semblait abandonné. A peine quelques rares fidèles, dispersés encore par les ébranlements renouvelés des révolutions, animaient aux grands jours la solitude des parvis sacrés. Le respectable pasteur répandait en vain au pied des autels déserts ses pleurs d'amertume. Un soir pourtant il se relève plein d'espérance". Notre- Dame-des-Victoires n’a pas perdu son pouvoir; Dieu a béni la prière infatigable de son serviteur. L'Ar-
chiconfrérie est fondée, et ses pacifiques triomphes,
1 Le dimanche 42 décenbre 1836.
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qui ne coûtent que de douces larmes, rendront un lustre inattendu au vieux titre renouvelé.
Celle qui reçut autrefois les clés de la citadelle protestante humiliée et vaineue ', va voir tomber devant elle des remparts plus difficiles à emporter, les barrières des cœurs autrefois rebelles , aujourd'hui repentants: conquêtes bien autrement pré cieuses que les ruines de villes et les dévastations de provinces, |
L'Angleterre s'ébranlant à la voix des nouveaux convertis et faisant succéder à des hostilités si acharnées les douces espérances d'un retour merveilleux; des fléaux écartés, des guérisons imprévues, des bienfaits qui passent toute imagination, un abime de miséricordes ouvert sur toutes les souffrances , voilà l'auréole qui entoure l'Archiconfrérie, voilà ses œuvres, et voila les grâces dont Dieu la comble.
Comment Pie IX fût-il demeuré insensible à
tant de marques des faveurs de la Providence ?
1 C'est cette scène que représente le tableau du maitre-autel, ouvrage remarquable de Charles Vanloo, Louis XI à genoux, au-devant de La Rochelle subjugnée, présente à la sainte Vierge et à son fils le plan de l'éslise de Notre-Dame. Victoires, Le cardinal de Richelieu est à ses côtés, ains que
les chefs de l'armée royale,
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N'a-t-1l pas lui-même des droits tout species à saluer les triomphes de Marie ? N'a-t-il pas, ce pieux et saint Pontife, depuis ses plus tendres années , professé une vénération toute filiale pour la trèssainte Vierge? ne lui a-t-il pas dû , dès sa jeunesse, des grâces presque miraculeuses? N'est-ce pas lui qui. sur le rocher de Gaëte, parmi les angoisses de l'exil, dominant la douleur et les tribulations de son pontiticat si cruellement éprouvé, s’est hâté de faire diversion à l'ingratitude de ses sujets égarés en consultant l'univers catholique sur l'auguste privilége de Marie dans sa Conception immaculée "?
Aussi, quand, par la faveur de Dieu, les armes de la France ieurent replacé sur le trône de saint Pierre, ce grand Pape trouva un doux attrait à re mercier solennellement sa protectrice, et, voulant honorer notre patrie et célébrer la victoire commune de l'Église et de la France , il résolut de couronner Notre-Dame-des-Victoires.
Or, le Saint-Père a mis à cette œuvre une sollicitude et comme une recherche particulières. Non “ontent de désigner au Chapitre de Saint-Pierre l’image vénérée, il a tenu à contribuer lui-même au royal présent. Pen ne lui à paru trop magnifique ;
® Encyclique du 2 février 1849, en date de Gaëte.
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les plus beaux diamants de son trésor ont été, par ses ordres spéciaux, consacrés à ce monument de piété, de richesse, d'art el de goût. A limitation de son auguste maitre, le Cardinal Secrétaire d'Etat ", le ministre fidèle, l'ar:i et le compagnon de ses jours d'adversité, a offert ses pierreries et ses émaux, et les chanoines de la basilique Vaticane ont ajouté encore à l'opulence ordinaire de leurs dons,
Excitée par tant de munificence, lhabileté renommée des artistes de la Ville éternelle s'est surpassée, Les deux couronnes sont d'incomparables chefs-d'œuvre,
Elles sont de l'or le plus pur et fermées toutes deux comme il convient à de royaux diadèmes, La grande, celle de la sainte Vierge ?, offre un bandeau sur lequel se détachent douze étoiles d'émail blanc environnées de pierreries et surmontées de douze grandes pierres précieuses, rubis, émeraudes, saphirs, topazes, hyacinthes, aigues-marines. C'est le souvenir de l'Apocalypse : corona stellarum duodecim in capite ejus”; c'est le symbole des priviléges de Marie
US, Ein, le cardinal Antonelli.
* Ellea 21 centimètres de diamètre au bandeau, 34 dans la plus grande largeur, et 47 de hauteur, v compris le globa
et la croix.
% 4 Une couronne de douze étoiles entourait sa tête. n
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et de ses admirables vertus. Sept têtes d'anges d'un suave caractère supportent les sept arceaux de la couronne ; au-dessous sept écussons en émaux , ornés de picrreries, portent, celui du milieu, les armes du Saint-Père; les deux voisins, les armes du Chapitre de Saint-Pierre ; les quatre autres, les inscriptions suivantes : Salve Regina. — Honvrificentia populi nostri. — Ab hoste protege. — Mortis hora suscipe ‘; louchantes invocations qui rendent avec une rare délicatesse el un pieux à-propos le sens de la cérémonie et les vœux des donateurs. Un globe ferme la couronne; il est ceint d'une bande sur laquelle on lit: Decreto capituli Vaticani coronata À, D. MDCCCLEHIL. Le globe est surmonté d’une croix ornée de onze diamants de la plus belle eau el d'une remarquable grosseur.
La couronne de l'Enfant Jésus à, proportion gardée, un peu plus d'élévation *. Sur le bandeau brillent douze croix antiques en émail rouge et douze grandes pierres fines envirounées de perles : c'est la figure des douze apôtres, ces douze colonnes de
« Salut, d Reine! — Gloire de notre peuple !—Protégeznous contre nos ennemis, — ecevez-nous à l'heure de la
mort. »
* Voici ses dimensions : bandeau, 18 centimètres; grand diamètre, 27; hauteur totale, 93.
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l'Eglise dont le Christ est la pierre angulaire. Audessus du bandeau s'élève une gracieuse galerie de belles perles fines. La couronne n'a que six arceaux et six écussons. Trois de ces derniers portent les armoiries comme la grande couronne; les trois autres sont décorés d'inscriptions qui rappellent les trois principaux titres du Verbe de Dieu fait chair : Auetor seculi. — Ortus est sol. — Gratia in labiis tuis'. Le décret du Chapitre de Saint-Pierre est indiqué également sur le globe, que termine une croix de dix beaux diamants.
Mais ce n'était pas assez que le Saint-Père puisàt dans l'épargne de son Etat; il a daigné ouvrir aussi le trésor sacré des Indulgences, et un Indult à été rendu qui contient des faveurs toutes spéciales pour les fidèles.
S'associant à cette concession, le premier pasteur
du diocèse de Paris l’a promulguée dans une lettre
pastorale *.
Tels sont les préliminaires de la magnifique cérémonie qui rassemble une foule si empressée et si
brillante.
‘ « Créateur du monde, — Le soleil de grâce et de justice s'est levé sur nous. — La grâce repose sur vos lèvres, »
* Voir cette lettre à l'Appendice,
L'heure est arrivée ; le temple est rempli: l’ordre
et les rangs sont observés. Les députations sont sur leurs bancs; S. Em. je cardinal Gousset , Mgrs Leherpeur, Pallewoix, Charbonneau, Bodichon et Kobès occupent des fauteuils dans le chœur du côté de l'évangiles à côté d'eux Mer Vecchiotli.
Mgr Pacca a été recu par M. le curé, par le clergé paroissial, par M. le maire, ses adjoints et le conseil de fabrique, à la porte de l'église, avec le cérémomial d'usage, et conduit à la place qui lui à été réservée. Mgr l'archevèque de Paris est sur son trône. La cérémonie commence.
Les deux couronnes avaient été placées dans Île chœur, devant le siége du délégué du Chapitre du Vatican, Mgr Pacea se lève, lit Findult sacré par lequel le souverain Pontife accorde, à l'occasion de la solennité, une Indulgence plénière pour tous les fidèles qui viendront, pendant les huit jours de F'octave, recevoir la sainte Communion et prier pour les besoins de l'Église à Notre-Dame-des- Victoires.
Puis le prélat procède à la remise solennelle des précieux objets au curé de Notre-Dame-des-Vicloires, aux membres de la fabrique paroissiale et au maire
de l'arrondissement assisté de ses adjoints. Un ofli-
cier public, notaire impérial, est là et rédige le procès-verbal authentique. L'acte est lu et signé; l’église parisienne est devenue propriétaire du don de la basilique pontificale.
Aussitôt après, Mgr Pacca, accompagné du clergé, du conseil de fabrique etdes magistrats, se rend à la chapelle de la sainte Vierge, et dépose les couronnes aux pieds de la statue. Elles y doivent rester jusqu'au couronnement. Deux prêtres prennent place près de l'autel pour veiller sur le dépôt sacré, et une garde d'honneur se range à l’entour.
Avant la cérémonie, il fallait offrir le sacrifice non sanglant. C'est Mgr l’archevêque de Paris qui a officié
avec toute la pompe des fonctions pontificales. Sa
Grandeur était assistée de deux de ses vicaires géné-
raux, M. l'abbé Buquet, archidiacre de Notre-Dame, et M. l'abbé Lequeux, archidiacre de Saint-Denis.
Pendant la divine liturgie, des chants sacrés se font entendre. La musique est grave et joyeuse tout ensemble, les voix pleines de piété et de recueille ment. Ce ne sont point les accents renommés et les harmonies célèbres de la chapelle papale, cette maitrise du monde; ce sont de simples mélodies, le chant de l’humble supplication et de la modeste prière.
Après l'Évangile, un membre du vénérable cha-
pitre de l'Eglise métropolitaine, M. l’abbé Jammes, est monté dans la chaire et a lu la lettre pastorale par laquelle Mgr l'archevêque proclame les indulgences accordées par le Saint-Père, et s'associe avec tout son clergé aux joies de ce beau jour.
Le sacrifice s'achève. Le pontife célébrant va changer ses ornements ; les prélats se rendent du chœur à une estrade élevée devant l'autel de Saint Augustin et faisant face à la statue de la très-sainte Vierge. Mgr l'archevèque de Paris, suivi de son cortége, prend place au milieu de cette couronne de pontifes. Mgr Pacca, accompagné du vénérable Curé, traverse les rangs du clergé paroissial rangé au pied de l'autel, monte sur l’estrade richement ornée, et prononce à haute voix les belles oraisons du Rituel. Il place successivement les diadèmes sur la tête de Marie et du divin Enfant. Cependant, le chœur fait entendre cette admirable antienne :
Regina cœli lætare. Alleluia.
Quia quem meruisti portare. Alleluia.
Resurrexit sicut dirit. Alleluia.
Ora pro nobis Deum. Alleluia.
Reine du ciel, réjouissez-vous !
Celui que vous avez mérité de porter dans votre sein, Il est ressuscité comme il l'avait prédit, Priez Dieu pour nous.
L'image est couronnée; le désir du Souverain- Pontife est accompli; honneur et gloire sont rendus à la très-sainte et immaculée Mère de Dieu!
Mgr l'archevèque de Paris succède à Mgr Pacea ; il monte près de la statue, offre l'encens à l'image privilégiée et entonne l'hymne d'actions de grâces. Les voûtes retentissent des chants sacrés du poëme d'Ambroise et d'Augustin, et cet élan de la reconnaissance de l'Église s'élève jusqu'au ciel avec les prières et les larmes des assistants.
I faut renoncer à peindre l'émotion qui s'est emparée alors de tout l'auditoire. Un mouvement d'enthousiasme a parcouru cette assemblée d'élite ; elle à senti que quelque chose de grand venait de s'achever, et que l’Archiconfrérie pouvait répéter les admirables paroles qui brillaient autour de la voûte du temple : Fecit mihi magna qui potens est!
Un dernier acte à clos la cérémonie. Le vénérable curé, les membres du conseil de fabrique ont juré solennellement entre les mains de Mgr Pacca « de garder fidèlement et précieusement les deux couronnes, de ne jamais les aliéner ni en changer la
destination sacrée, »
Chose remarquable, en un temps et en un pays où
trop souvent les puissances temporelles se sont mon-
trées indifférentes, hostiles mème, les magistrats municipaux avaient tenu à honneur d'intervenir à la solennité, Le maire du troisième arrondissement, homme grave et religieux, a promis aussi, sous la foi du serment, de veiller au précieux dépôt. De plus, comme gage de sa piété, il s’est uni à M. le Curé pour offrir, au nom de la ville comme de la paroisse, un cierge richement orné et d’un poids considérable pour brüler devant la sainte image. Ce cierge, qui avait été déposé dans le chœur, est apporté immédiatement et allumé par M. le Curé.
Un notaire impérial, M. Lagrévol, a constaté dans un document authentique les détails principaux de la cérémonie et la prestation de serment. L'acte a été revêtu de la signature des personnages les plus illustres de l'assemblée.
Il était une heure quand, au son des orgues, l’armée , les prélats , les dignitaires, toute l'assistance quitta l’église privilégiée, laissant accès à la foule respectueuse, dont les flots non interrompus l'occupèrent jusqu'aux vêpres.
A trois heures, les volées joyeuses des cloches annoncent un second office. Après le chant des
Psaumes de David , un orateur occupe la tribune sa-
crée. C'est un membre de cette Compagnie illustre à laquelle le grand pape Pie VIT rendait ce bel hommage, «qu'elle fournissait de vigoureux rameurs à la barque de Pierre. »
Le discours du R. P. Alph. Corail a été digne des grandeurs qu'il avait à célébrer. Sous sa parole éloquente , la sainte journée a développé ce caractère
qui la rend si chère à l'Église et à la patrie: ce ca-
ractère d'une fête à la fois romaine et française, catholique et nationale.
Chaque associé de l'Archiconfrérie a lu ou entendu ces accents inspirés. Qu'il nous soit permis d'en rappeler ici une brève et rapide analyse :
Le couronnement de Notre-Dame-des-Victoires est glorieux pour le Saint-Siége, parce que c’est la confirmation d'un de ses plus éclatants triomphes remporté sous la tutelle de Marie, en sauvant la personne même du Pape, son pouvoir temporel et son titre de représentant et de vicaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Telle a été la première considération.
Un tableau remarquable du pontificat de Pie IX, une vive peinture de ja révolution romaine, éclairés l'un et l’autre par des vues pleines de grandeur et d'une haute politique, et, par suite, un contraste sai-
sissant entre ce prince, ce père si clément, si géné-
reux, et l’odieuse ingratitude, la noire perfidie de ses ennemis et de ses bourreaux ; le Pape, alter Christus, souffrant comme son Maître et passant par une agonie semblable à celle du Calvaire; puis les élans de l'Europe indignée, quand le génie du mal a un instant fait peser sur la Ville éternelle son ignoble domination ; les acclamations du monde pour le saint et vénérable proscrit, l'enthousiasme des nations catholiques, enfin la bravoure de la France qui, se souvenant d'elle-même et de son Charlemagne, reprend sa forte épée pour rendre à saint Pierre ce qu’elle a donné à saint Pierre, Voilà ce que l’orateur décrit avec une admirable ampleur de pensée et de style. Assurément, de si grandes infortunes, suivies d’une si éclatante réparation, justifiaient une marque maguifique de reconnaissance envers Celle à qui le Vicaire deJésus-Christ s'était confié avec une piété toute filiale, et dont la main protectrice avait tout conduit et tout sauvé; et en témoignant cette gratitude par un honneur exceptionnel , le Saint-Siège a ajouté à sa propre gloire en glorifiant Marie.
Mais le couronnement de Notre-Dame-des-Victoires est aussi une gloire pour la France, pour l'armée française, pour la métropole parisienne et
jour l’Archiconfrérie qui y a pris naissance : se-
conde signification, second attribut de la cérémonie du 9 juillet.
L'éloquent jésuite trouve ici le ton du plus pur et
du plus noble patriotisme. I célèbre non-seulement
le lustre renouvelé de nos armes , mais les desseins particuliers de miséricorde que la Providence témoigne à notre nation , lui faisant réparer merveilleusement envers l'Eglise et la papauté les hontes et les scandales dont elle avait terni son antique renommée, restaurant Pie IX pour expier la captivité de Pie VT et l'enlèvement de Pie VIF, et lavant dans le sang de ses jeunes soldats les excès et les violences de ses vieilles bandes,
Puis le P. Corail rappelle les titres de l'Archiconfrérie à l'affection des chrétiens, aux bénédictions du Père commun: et généralisant sa pensée, il porte un regard sur la France catholique , sur ses efforts pour le bien, sur ses œuvres et sur sa mission,
a Gloire à vous, Marie, s'écrie-t-il en terminant : cimentez de plus en plus l'union de l'Eglise et de la France. de Rome et de Paris, sous votre maternelle couronne! Rome et Paris, quelle tête et quel bras! ou plutôt quels cœurs ! Ge seraient David et Jonathas unissant leurs charmes, leur gloire et leur force pour
gagner et abattre tous les Philistins de la terre...
oi Amabiles et decori... non sunt divisi, Du reste, 11 y a déjà longtemps que les Léon de Rome et les Gene viève de Paris font fuir les Attila, fléaux de Dieu.
« Lorsque la bannière pontificale fut relevée à Rome, il y eut à Saint-Pierre un Te Deum solennel. À la sortie de la basilique, avant le défilé de l'armée, un vénérable prince de l'Eglise ‘ s'avanca vers le général Oudinot, lui adressa une harangue inspirée par un profond sentiment de gratitude, et la termina par ce triple eri : «Vive la religion! vive le Souverain Pontife! vive la France! » Laissez-moi, avant de quitter cette chaire, répéter ce triple vivat, qui est le résumé de mon discours. Vive la Religion personnifiée dans Marie ! vive l'Église romaine person-
nifiée dans Pie IX! vive Ja France personnifiée au-
jourd'hui dans notre armée et dans notre Archicon-
frérie! c'est mon cri, c'est mon vœu! Que le ciel les entende et que Jésus les exauce, Jésus, roi immortel. à qui doivent revenir tous les couronnements, tous les diadèmes, toutes les fêtes, et qu'il nous donne, en son royaume du paradis, notre couronne et notre fête éternelle ! Ainsi soit-il, »
L'auditoire était sous la douce et pénétrante émolion de cette bouche éloquente , quand le salut du
!S. Em. le cardinal Tosti.
Très-Saint-Sacrement est venu faire courber tous les
fronts en élevant tous les cœurs. Un artiste dont les sentiments chrétiens rehaussent le talent,
M. Alexis Dupont, a chanté l'Ecce Panis de Cheru-
bini et l'Ave Maria de Miné. Ces deux chefs-d'œu-
vre de la musique religieuse, rendus avec le senti-
ment le plus profond et une voix d'un timbre angé-
lique, étaient l'écho fidèle des émotions de cette
sainte journée, C’est Mgr l'Évèque du Fort-de-
France qui a donné la bénédiction,
La journée n'était pas finie : restait la fête du
soir, la fête populaire. Plus de rangs alors, plus de
places réservées: les grands et les petits étaient confondus dns la sainte égalité du sanctuaire. Tous affluaient, tous approchaient avec une curiosité filiale, avec un amour respectueux et avide, accouant sous l'aile maternelle, comme les poussins autour de leur mère, ainsi que se plaisait à le dire le Sauveur à ses disciples durant son terrestre pèlevinage.
La multitude était sans nombre, et elle refluait jusqu'au parvis illuminé, jusqu'à la place où se reflétaient les clartés de la chapelle resplendissante. C'étaient les chants de l’Archiconfrérie, les triomphantes litanies de jorette, qui semblent un cri de
confiance et d'espoir parti du cœur et perçant le F ciel, À |
Alors le pieux pasteur ne put plus contenir sa joie | surabondante, Les émotions rassemblées durant les ‘4 longues heures de la fête s'épanchaient de son âme | et de ses lèvres, Dieu lui a accordé un don bien rare, Ai
non point l'éloquence de l'art, mais l'éloquence du
cœur, Îl raconte, il presse, il prie, il pleure. L'audi- s
toire est touché, ébranlé, vaineu ; et bien souvent, à 4 sa voix attendrie, des larmes secrètes, des repentirs 4
mystérieux se sont élevés du fond des consciences troublées, et ont prosterné au pied de la croix des
orgueils naguère intraitables et des passions tout à
é coup domptées,. | Ce soir-là, le fondateur de l'Archiconfrérie trouva À
des inspirations d'allégresse à réjouir les anges. à
Qu'on nous permette de le dire, c'était aussi son 1
couronnement à Jui, ou du moins le couronnement 4
de son œuvre de prédilection, du labeur de sa vie À entière, le prix de vingt années de travaux, de sa- 1 crifices et de prières ! Avec quelle ferveur ne parla-t-1l pas de la très-sainte Vierge! avec quelle gratitude et quelle tendresse, du Saint-Siège, de la Chaire infaillible de Pierre, de l'immortel Pie IX et de la France,
de la pauvre, chère et glorieuse France !
Puis la foule s'écoula, s’écoula lentement, Elle avait deux jours encore à consacrer aux louanges et aux actions de grâces ; mais elle ne pouvait se rassasier, et elle ne voulait pas consentir à quitter ce sanctuaire béni, d'où elle emportait de si doux souvenirs.
Ainsi se termina ce jour du 9 juillet, octave de la Visitation, octave de l'anniversaire de la prise de Rome par l'armée francaise, fête du Couronnement de Notre-Dame-des-Victoires, jour des Prodiges de la bienheureuse Vierge Marie, et dont on ne peut dignement résumer les heures inscrites au Livre de vie, qu'en lui appliquant ces mots que la Sainte Ecriture chante pour l'Assomption, pour le couronnement de Marie dans les cieux : Hodie nomen Lun du magnificavit Dominus Deus excelsus, ut
non recedat laus tua de ore hominrr ».
Hexry DE RIANCEY.
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