‹ Fête nationale des Canadiens-Français célébrée à Québec en 1880 [microforme]Chapitre 121 sur 212 · CE · texte numérisé non relu

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j. 508 FÊTE NATIONALE

eu la conviction de rendre justice à tout le monde, et si par hasard quelques

Secrétaire du comité des chars allégoriques.

|| | (| erreurs s'y sont glissées, cela est faute de mauvaises données ou bien | A oubli involontaire de ma part. c | OM P. Cousin, Architecte, et ‘ | ED € | a 141 n 1 Afin de rendre justice au zèle ct au talent déployés par les LA | chers Frères des Ecoles Chréliennes, directeurs de l'Académie à ni Commerciale de Québec et aux généreux sacrifices que se sont ï (f ‘ 1. ! ! . a | imposés les parents de L'urs élèves dans l'exécution des «Chars Jé | (1 Historiques Montcalm,» dont nous avon. parlé plus haut, nous “ f A! ° . . 12 .

AT publions ici une énumération plus complète des personnages | | représentés, accompagnés de notes historiques publiées dans ce |! TE le « Canadien » du 21 et du 23 juin 1880, en donnant aussi mr | || les noms des jeunes gens qui personnifiaient tous ces héros. ji | | LP obt | | Premier Char Historique Montcalm. "Fe | |] JACQUES-CARTIER, l’illustre découvreur du Canada, naquit à Saint-Mälo, PR le 31 décembre 1494. Il fit quatre voyages au Canada : le premier en d L | Al 1534, le deuxième, qui fut le plus célèbre, en 1535, le troisième, sous Ro- ee [PS berval, en 1541, et le quatr.ème, qu’on place en 1533, fut entrepris, dit-on, rên En | pour aller recueillir les débris de la colonie de Charlesbourg-Royal, Il ai | {NA mourut dans le voisinage de sa ville natale vers l'an 1554. lat | A Il est représenté par M. Gustave Girard, fils de M. Girard, commis-voya- sout [ \ geur pour la maison Thibaudeau. port |! il Donxacona, chef de la bourgade de Stadaconé, et seigneur du Canada. qu’e |: |14 Par ses qualités personnelles et ses rapports avec le grand navigateur de trait He Saint-Mälo. il est devenu le sauvage le plus célèbre de la première période Ré | de notre histoire. L | 1l est représenté par M. Linière Roy, de Sainte-Hénédine, Dorchester. toc {LA RoservaL (Françnis de la Roque, sieur de), le premier vice-rni de la fond: | Nouvelle France. Il conduisit, en 1541, une grande expéilition au Canada, Re {11 où il jeta les fondements de Charleshourg-Roval ; il entreprit un autre M | 14} voyage en 1549, mais on croit qu'il Jérit dans la traversée. N , | | Représenté par M. Frédéric Girard, frère de Gustave. é 1 ae La Rocue (Le marquis de), deuxième vice-roi de la Nouvelle-France, du fu (LH descendait d’une anci-nne famille de la Bretagne. Il avait été, dans sa à Sill til jeunesse, page de Gatherine de Médicis, qui eut toujours pour lui une plus ] til grande affection et qui lui ob int en 1578 une commission pour aller à la Re] aa découverte des nouvelles terres. 1] pa:tit vers le même temps pour recon- Ville, | | |A à naître le pays et débarqua 50 colons à l'ile de Sable, A son retour en d QTTA France, il trouva des obstacles invi cibles à un nouveau voyage d'explo- ] Ch EM ration. Les troubles de la ligue a: ant éclaté, il fut fait prisonnier par le pri duc de Mercœur et n'obtint sa liberté qu’en 1546. Deux ans après, il celte | reçut une nouvelle commission de Henri IV, mais il n'en put proliter et ü * ; mourut à un âge avancé en 1606. "Rép

Représenté par M. J. Lepage, fils de M. J. Lepage, marchand. Sain

Morts (Pierre du Guast, sieur de) était natif de Brouage en Saintonge. Ayant été nommé lieutenant-général du roi +n Acadie, il alla en 1605 commencer l'établissement du Port-Royal ; mais n'ayant essuyé que des déboires dans ses essais de colonisation, il tourna ses vues vers le Canada et envoya en 1608 Champlain asseoir la petite colonie de Québec. Peu après il abandonna les affaires de la Nouvelle-France et mourut gouverneur de Pons,

Représenté par M. Alfred Prendergast, fils de feu M. Prendergast, avocat.

CHampzain (Samuel de), le grand fondateur de la colonie française, naquit à Brouage, en Saintonge, et mourut à Québec, le 25 décembre 1635. | jeta les fondements de Québec en 1608 ; en 1613, il découvrit les grands lacs et explora une partie de la provines d'Ontario, Il introduisit les Jésuites et les Récollets au Canada, fit construire en 1620 le château Saint- Louis. 11 conduisit plusieurs expéditions eontre les lroquois, dans lesquelles il fut toujours victorieux.

Représenté par M. J. Rochette, fils de M. Olivier Rochelte, marchand de cuir, de Saint-Roch.

Héserr (Louis), le patriarche des seigneurs du Canada, et le premier citoyen de la Haute-Ville. 11 s'établit d'abord à Port-Royal en 1606, où il lia amitie avec Champlain, qu'il alla plus tard rejoindre à Québec, Il obtint dans la Haute-Vilie une concession de terres et se livra à l'agriculture.

Représenté par M, C. Dupuis, de la Beauce,

La Tour (Charles Amador de), lieutenant-général du roi en Acadie, vint dans ce pays quelque temps après la fundation de Purt-Royal. 11 prit les rênes de l'administratiou acadienne après la mort de Biencourt et soutint, en 1630, dans son fort du Cap-Sable, un siège héruïque coutre son père, Claude de la Tour, qui était venu avec des furces considérables pour soumettre le pays à la couronne d'Angleterre, El fut célèbre surtout, par ses rivalités avec d'Aulnay, autre seigneur de l’Acadie, avec lequel il entretint une guerre de partisan longue et désastreuse, qui ne se termina qu’en 1650, par la mort de son rival. Il mourut qnelque temps avant le traité de Bréda ne

Représenté par M. Eug. De Foy, fils de M. J, De Foy, avocat,

La Viocerre (le Sieur dej fut envoyé par Champlain en 1634, pour commencer l'etah!'ssement des Trois-Rivières, et merita ainsi de devenir le fondateur d: :ette ville.

Représenw par M. V. Plante, fils de M. Plante, Basse-Ville.

MonTuacny (Charles Huault de), chevalier de Malte, gouverneur de la Nouvelle-France (1646 à 1648), se lit remarquer par sa grande sagesse et sa profonde piété. 11 tainquit les fruquois daus un combat meurtrier près du furt Richelieu, qu'il veuait de coustruire, réunit les Hurons domiciliés à Sillery, et fit régner parmi les colons de Quebec une ferveur digne des plus beaux âges de l'Eglise,

Ÿ Représenté par M. G. Giroux, fils de M. Giroux, pharmacien de la Basseille.

MAISONNEUVE, (Paul Chomedey de), fondateur de Montréal, était natif de la Champagne. Il gouverna la jietite colonie de Montréal de 1641 à 1663, et fut témo n des luttes glorieuses qui signalèrent son origine. 11 gratifia cette société naissante de sages règlements et étubiit parmi ses membres une par:'aite di cipline. 11 mourut à Paris en 1679.

Representé par M, Gustave Rinfret, fils de feu le docteur Rinfret, de Saint-Jean,

CLosse (Lambert), brave militaire, major de Montréal, était du diocèse de Trèves. Il se distingua par plusieurs faits-d'armes héroïques. En 1651, il soutint, dans l'hôpital de Ville-Marie, un siège en règle contre deux cents lroquois; l’année suivante, à la tête de 24 hommes, il attaqua héroïquement une nuée de ces barbires, qu'il obligea de fuir, après leur avoir tué beaucoup de monde. Il périt victime da son courage le 6 février 1662, en volant au secours des travailleurs de Ville-Marie, attaqués par des Agniers,

Représenté par M. E. Poitras, fils de M. E. Poitras, de Sillery.

Nicocer (Jean), le premier explorateur des pays de l'Ouest, était natif de Cherbourg, Il vint à Québ:c en 1618. Il se rendit célèbre comme interprète sauvage et par ses vo\ages de découverte. 11 visita vers 1639 (?) l'un des tributaires du Mississipi. 1l est le prototype de la race caractéristique connus plus tard sous les noms de ‘ coureurs des bois ”, ‘ voyageurs canadiens.”

I::prêsentè par M. Morin, fils de M. Morin, fabricant de chaussures.

D’AILLEBOUST DE GOULONGE (Louis) gouverneur de la Nouvelle-France, pue au Canada en 1642 et fut chargé de fortifier l'habitation de Montréal.

omuiè gouverneur en 1648, il s'appliqua, pendant les trois années que lui fut confiée l'a ministration, à conjurer les malheurs qui menaçaient la colonie. 11 mourut à Montréal, en 1660.

Représenté par M. Ed. Gingras, fils de M. Ed. Gingras, agent sur le chemin de fer du Nord.

Boucxer pe Grosois (Pierre), gouverneur des Trois-Rivières et ancêtre des De Bouchervil'e, prit le commandement de cette ville, le 19 août 1652. L'année suivante, il défendit son fort assirgè par cinq cents Iroquois ; cette belle action lui valut des lettres de noblesse, Il mourut en 1717, à l’âge de cent ans,

Représ-nté par M. H. Pelletier, fils de feu M, Chs. P. Pelletier et petit Québe feu l'Hon. R. E. Caron, lieutenant-gouverneur de la province de

uébec.

D'anGexson (Pierre de Voyer, vicomte), gouverneur de la Nouvelle- France, était d’une famille illustre. Il reçut le gouvernement de la colonie en 1651, fit des règlements sages, appropriés aux besoins du pays, et sut avec une poiguèe d'hommes faire fac: aux ennemis nombreux qui, à cette éprque critique, avaient juré de faire disparaitre le nom français de la terre canadienne. Il laissa la colonie le 17 septembre 1661,

Représenté par M. Boivin, fils de M. Boivin, maitre-menuisier,

DocLanp, sieur des Ormeaux (Adam), est connu par son dévouement héroïque au Long-Sault (1660), où il accomplit à la têle de dix-sept braves, l'un des plus beaux faits d'armes que nous offre l’histoire. 11 était commandant de la garnison de Ville-Marie.

Repiésenté par M. Z. Geuest, fils du sergent Genest.

D'avaueour (le sieur Du Bois, baron) gouverneur de la Nouvelle-France, arriva à Québec en 1661. La durée de son administration, quoique fort abrégée, fut signalée par d’utiles réformes et de beaux projets de conquête, ae ne put malheureusement réaliser, car il fut rappelé en France, en

DSprésenté par M. J. Dubé, fils de M. J. Dubé, propriétaire de l'hôtel UuDE,

DES CANADIENS-FRANÇAIS. b11

Tnacÿ (Alexandre de Prouville, marquis de), lieutenant-général du roi au Canada, fut envoyé en ce pays en 1665 pour aplanir les ditlicuites qui s'étaient élevées entre les dillérents membres de l'autorité. L'année suivante, il porta la guerre chez les Agmers et détruisit complètement leurs bourgades. 11 apporta qu-iques changements dans le gouvernement de la colonie, fi la paix avec les iroquois, puis, sa mission étaut accomplie, s’embarqua pour retourner en France en 1667,

Représenté par M. 4, Verret, fils de M. H. Verret, secrétaire de la Comsiou au Havre,

TaLow, (Jean,) premier intendant de la Nouvelle-France, surnommé avec raison le Colbert du Canada, arriva dans la colonie avec le marquis de Tracy. Il rendit les plus grands services au pays : il encouragea l’agricuiture, introduisit la cuiture du lin et du chanvre, ft examiner les richesses minières de la contrée, essayja de nouer des relations commerciales avec la France, les Antilles et même la Nouvelle-Angleterre, et fit explorer les pays de ;'Ouest et le Labrador, 11 quitta le Canada pour la France pendant l’anne:: de 1672.

Re,résenté par M, L, Drolet, fils de M. Ls. Drolet, gérant de la maison Carrier, marchand.

DE CourcELes, gouverneur de la Nouvelle-France, pris les rênes de l’'adiwministraiion après la mort de M. de Mésy. Il contribua largemeut à la renaissance de la colonie française ; par sa fermeté dans l'exercice de la justice et l'énergie qu’il déploya pour réprimer l'insolence des Tsonnonthouans, il fut le digne émule des Tracy et des Talon. 1l abandonna le gouvernement du Canada dans l'automne de 1672.

Représenté par M. Tardif, fils de M. J. Tardif, commerçant de bois du Cap Blanc.

Le Moyxe (Charles). baron de Longueuil, gouverneur de Montréal, surnommé le Macchabee du Canada, etait fils de Charles Lemoyne, ce brave colou de Normandie, dont tous les enfants devinrent des héros. Il raquit à Montréal en 1656. Il conduisit les volontaires à la défense de Quebec, en 1690, er repoussa les Analuis au combat de la Canardière. Il fut chargé en 1711 de combattre Nicholson qui envahissait le Canada par le lac Champlain , mais il rendit surtout de grands services au pays par l'influence qu'il avait acquise sur les iroquois des cantons superieurs, Il mourut en 1729,

Représenté par M. Garneau, fils de M. F. X. Garneau, gérant de la maison Garneau et Frères.

LamorTke-Capizzac, fondateur de Détroit, s'établit d’abord dans l’Acadie vers 1680. 11 alla en 1694, prendre le commandement du fort Mackinac ; il proûta de sa nouvelle position pour attacher à la Frauce les tribus remuantes de l'Ouest, Il jeia en 1700, les fondements du Detroit, dont il fut le gouverneur jusqu’en 17:0, époque à laqueile on lui contia l’administration de la Louisiane.

Representé par M. Lefebvre, de la Haute-Ville, Québec,

Second Char Historique Montcalih:

Fronrenac (Louis de Buade, comte de), le plus illustre de nos gouverneurs, gouverne la colonie à deux époques ditiérentes, la première de 1672 à 1682, et la seconde de 1690 jusqu'à sa mort arrivée en 1693, Sa première administration fut marquee par des dissensions avec l’intendant et quelques autres meibres de l'autorité civile et religieuse, mais il sut

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racheter ces défauts par les services qu'il rendit plus tard à la colonie qui lui dut plusieurs fois son salut. Il jeta les fondements du Fort: Front :nac, à Uataricoui, aujourd'hui Kingston, défendit Québec assiégé par Phipps, porta avec avantage la guerre à la Baie d'Hudson, à Terreneuve et jusque dans le cœur de la Nouvelle: Angleterre.

Représente par M. Pierre Auld, fils de M. Auld, inspecteur des huiles et poissons.

Dx LA Sauce (Robert Cavalier), célèbre par ses projets de colonisation et de découvertes, était né à Rouen ea 1644 Il vint au Canada sous le gouvernement de M. de Courcelles et se livra surtout au commerse des pelleteries ; il construisit en 1678 les premiers navires qui aient été vus sur les lacs Erié et Ontario, et en 168 ?, il d scendit le Mississipi jusqu’au Golt+ du M-xique. Deux ans plus tard, il conduisit un armement considérable à la Louisiane, dans le dessein d'y fonder une colonie, mais il mourut assassiné par un de ses gens. le 20 mai 1687, avant que ses établissements eu sent pris quelque consistance,

N Représenté par M. Eug. Trudel, fils de M. A. Trudel, commerçant de ois.

Jouter (Louis), l’illustre découvreur du Mississipi, naquit à Québec, en 1645, et fit un brillant cours d'études au collége des Jésuites. Envoyé par Frontenac, sur la recommandation de Talon, en 1672, à la découverte du Mississipi, il atteignit le grand fleuve, le 17 juin de l’année suivante. En récompense de ses services, il reçut l’lle d'Anticosti.

At par M. Noël, fils de M. Noël, gérant de la maison Beaudet & Chinic.

SaiNT-CASTIN (Le baron de), officier du régiment de Carignan, fut l’un des pius intr-pide: guerriers de cette époque. Il ss fixa de bonne heure en Acadie, où il rétablit le fort de Pentagouet, dont il tit le siège de sa domination. 1ls'allia par mariage aux Abénaquis, dont il épousa tous Îles intérêts. À la tête de ces reduutables sauvazes, il tit une gurrre acharnée aux habitants du Massachusetts. A lui seul, il retarda pendant plus de trente ans la chûte de l’Acadie. 11 mourut dans le Béarn en 1722.

Representé par M. Ls. Drouin, fils de M. L, Drouin, de Beauport.

D'IperviLse (Pierre LeMoyne, sieur), le pius grand homme de guerra qu'ait produit le pays, naquit à Montréal en 1661 Il débuta dans ses exploits par l'expédition à la Baie d'Hudson (1686), dans laquelle il prit d'assaut plusieurs forts et s'empara d'immenses richesses, 1lse distingua à la prise de Corlaer (1690), fut en oyé ds nouveau à la baie d'Hudson, d’où il fit disparaître complètement la domination anglaise (1694). En 1696, il s’empaia de Pemkuït et commença, cette même année, sa fameuse campagne de 'lerreneuve, où, à la tête d'une centaine de ses compatriotes, il parcourut lile ent'ère et détruisit presque tous les établissements des Anglais. L'année suivante, il emharqua ses hardis canadiens sur le Pé'ican et cingla vers la Baie d'Hudson, où avec son unique vaisseau, il défit complètement l’escadre anglaise et reprit le fort Bourbon. Enchanté de ces succès, l+ roi lui donna une commission, en 1698, pour commencer la colonie de la Louisiane; il se rendit a l'embouchure du Mississipi et fonda ad de Mobile (1700). Il mourut en mer en se rendant à la Havane, en

Représenté par M. F. X. Lepage, teneur de livres à la maison Dubeau.

DESÉRIGNY (Joseph Le Moyne de), frère du précédent, officier plein de mérite, naquit à Montréal, le 22 juillet 1668. Il fit les deux campagnes de

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la baie d'Hudson, sous d'fberville ; mais il se signala surtout à la Louisiane : il enleva aux Espagnols la ville de Pensacola et défendit héroiquement l'ile Dauphine, assiégée par des forces supérieures. En récompense de ses services, le roi le nomma capitaine de vaisseau et 1l devint, quelque 1 temps après, gouverneur de Rochefon, position qu'il occupa jusqu'à sa |A mort, arrivie en 1734. NAN Représenté par M. J. Charest, fils de M. S. Charest, sellier.

Konniaronk, surnommé le Rat, fut un des hommes les plus célèbres des \k tribus aborigènes du Canada; il était remarquable par son courage, son esprit et ses qualités oratoires. 11 se donna d’abord aux Angluis, mais le marquis de Denonville réussit à le détacher des ennemis de la France et FA s’en fit un allié fidèle. Il contribua plus que tout autre à la conclusion de 4 la paix de 1701, qui mit fin aux incursions sanguinaires des Iroquois, Il | 1 mourut à Montréal pendant que l’on travaillait aux préliminaires du traité. | |!

Représenté par M. J. Pageau, fils de M. Chs. Pageau, notaire.

DE SuBercasE (Auger), officier distingué, est, avec le baron de Saint- | it | Castin, une des plus grandes figures de l'Acadie. Il vint au Canada vers {i 1687, et il obtint en 1702 le gouvernement de Plaisance, qu'il quitta peu af après pour prendre celui de l’Acadie. Il se rendit célèbre surtout par sa belle défense de Port-Royal, assiégé à trois différentes reprises (1703, 1707, hi 1] 1710). 0 0

Représenté par M. Alp. Germain, fils de M. Germain, corroyeur. TEE

Bienvizce (Jean-Baptiste Le Moyne, sieur de} autre fils de Charles Le Moy ne, vit le jour à Montréal, le 23 fevrier 1680. 11 fit plusieurs campagnes sous les ordres d’Iberville, qu’il suivit à la Louisiane, en 1699. Trois ans

lus tard, il fut promu au gouvernement de ce pays et devint directeur de a compagnie d'Occident. Il fit avec bonheur la guerre avec les sauvages et les Espagnols. Il détit l’escadre d'Aionzo Carascosa et reprit Pensacola en {717 ; il jeta les assises de la Nouvelle-Orléans. 11 mourut en 1767.

Représenté par M. P. Daflaire, fils de M. P. Dallaire, entrepreneur.

Herrez DE Rouvizze (François), l’un des plus illustres guerriers de la Nouvelle-France, naquit aux Trois-Rivières en 1641. Il se distingua d'abord à la prise de Salmon Falls, qu'il attaqua sous les ordres de son père en 1690. Il conduisit plusieurs partis de guerre dans la Nouvelle- Angleterre, où il causa tant de ma} que les chroniques de ce pays sont remplies d'imp cations contre lui. Ses plus beaux exploits sont la prise de Deertield en 1704, et celle de Haverhill en 1706. 11 mourut à Boucher-ville en 1722.

Représenté par M. Alp. Roy, de Saint-Roch.

De VauoreuiL (Le Marquis) gouverneur-général de la Nouvelle-France, vint au Canada en 1687, en qualite de commandant des troupes que M. de Denonville devait conduire contre les Iroquois. IL s'était déjà distingué en France au siège de Valenciennes, où il avait attiré les regards de Louis XIV. Ilss signala à la défense de Québec (1690), défit les Iroquois au Long-Sauit en 1692, et commanda l’aile droite dans la grande expedition de Frontenac contre les Iroquois. En récompense de ses services, le roi le nomma, en 1700, au gouvernement de Montréal, et deux ans plus tard, il passa à celui de toute la colonie, qu’il administra pendant 21 ans, avec une grande sagesse et un rare bonheur.

Reyrésenté par M. E. Lepage, fils de M. F. Lepage, huissier,

De Beauuarnois (Le Marquis), gouverneur de la Nouvelle-France après la mort du Marquis de Vaudreuil, ie prendre possession de son gouver-

| { nement en 1726. Il était sage, courageux et habile. Pendant sa longue | administration (de 1726 à 1746), il s'appliqua, de concert avec l'intendant, k à dévelc per les ressources du pays, et à répandre l'instruction dans les ÿ villes et dans les campagnes.

Représenté par M. Germain, fils de M. N. Germain, corroyeur. ,

DE Lény (Joseph Chaussegros) fameux ingénieur et intrépide guerrier, reçut le jour à Quebec, en 1721. Dès 1739, il fut chargé de } bear les voies pour la campagne contre les Chactas, et quelques anné:s après, il l'E construisit les forts de la frontière sud du Canada, et érigea quelques |: travaux dans l’Acadie. En 1756, il attaqua le fort Bull défendu par une à bonne garnison, et s'en rendit maitre au bout d» quelques heures, Il | assista aux grandes batallles qui signa)lèrent la chûte de la domination nil française et mourut à Québec en 1797.

Représenté par M. E. Bélanger, fiis de M, V. Bélanger, marchand de | quincaillerie.

| Vizuiers (Coulon de), l’un des plus braves officiers de la colonie, fut { charge en 1754 de venger la mort de son frère, Villiers de Jumonville, assassiné par les soldats de Washington. Il s’empara du fort Nécessité

i où commandait le général virginien lui-même, et tit disparaitre le drapeau

| anglais de la vallée de l'Ohio. 11 contribua fortement à la prise de Choua-

) guen (1756) et à celle du fort George (1757). Le vainqueur de Washington f mourut plusieurs années plus tard de la petite vérole. ‘‘ Est-il possible, 1 disait-il, pendant sa maladie, que moi, qui ai si souvent combattu les enne-

À mis de mon roi, je sois obligé de mourir dans mon lit, comme un enfant!!

Représenté par M. P. Tessier, fils de M. P. Tessier, Haute-Ville.

| | f i DE Beauseu (Daniel Liénard de), capitaine des troupes de la colonie, est { justement celèbre par la glorieuse victoire de la Monongahéla, qu'il rem- | porta sur le géuéral Braddock, le 9 juillet 1756; il mourut enseveli dans ! fe son triumphe.

Représenté par M. A. Paré, fils de M. A. Paré, épicier.

A De Vaupreuiz (Pierre Rigaud), dernier gouverneur français et fils du précédent gouverneur de ce nom, administrait la Louisiane depuis 1742, la lorsqu’en 1755 il fut mis à la tête de la Nouvelle-France. Il était affable

In | ‘et avait de la noblesse et de la génerosité, mais sa bonté dégénérait souvent ti en faiblesse. Néanmoins, il sut pendant cinq ans, avec des troupes bien Î inférieures, tenir en échec les armées considérables que l’Angleterre jetait | chaque année . r le sol de notre patrie. Il passa en France à la conquête, | Représenté par M, Alp. Rochette, fils de M. Rochette, marchand de cuir, Î

à de Saint-Roch.

Ql De Mowrcazu (Louis-Joseph marquis), commandant général des troupes {LE de terre en l'Amerique du Nord, était d’une famille fertile en grands homee di mes. Il vint au Canada en 1756, pour remplacer le malheureux baron Fan Dieskau, tué à l’attaque du fort Saint-Frédéric. Vainqueur à Oswégo, à LA) Ontario, au fort George, à Carillon, et à Montmorency, il perdit la vie avec pl la bataille des Plaines d'Abraham, le 13 septembre 1759. {| Représenté par M. E, Saint-Pierre, fils de M. Saint-Pierre, marchand,

.N Lévis (Le brigadier-général, Chevalier de), le vainqueur d. Sainte Foye, | vint au Canada avec le marquis de Montcalm. [18e distingua au fort George, à Carillon et à Montmorency. Il prit le commandement de l’armée après la mort de Montcalm et battit le général Murray à Sainte-Foye. Après la conquête, il passa en France, où il obtint le bâton de maréchal et le titre

| de duc.

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Réprésenté par M. Z. Turcotte, fils de M. Nazaire Turcotte, marchand de la Basse-Ville, Québec.

BouGainvizze (Louis de), navigateur célébre, né à Paris en 1729, mort à Paris en 1774, était aide-de-camp du Général Chevert, lorsqu'il suivit Montcalm au Canada. Il se signala à la prise d'Oswégo, et travailla en 1759 aux redoutes qui d vaient entourer le Camp de Beavvort. Après la

‘ cession du Canada à l’Angleterre, il se jeta exclusivement dans la marine,

et se rendit célèbre par son voyage autour du monde (1766 à 1769). Représenté par M. A. Arcand, fils de M. A. Arcand, marchand.

BoucaeTre (Joseph), lieutenant-colonel de milice, arpenteur-général du Bas-Canaila, devint fondateur de la société pour l’encouragement des arts et des sciences (1827), et s'avança rapidement, grâce aux services de son père et à ses talents extraordinaires. Il est l’auteur d’une foule de cartes du Canada et «’un grand nombre d'ouvrages topographiques.

Représenté par M. F. X. Beaudoin, fils de M. F. X. Beaudoin, commerçant.

DESALABERRY (Le colonel de), le héros de Châteauguay, appelé le Léonidas canadien, naquit à Beauport dans le siècle dernier. Il était d’une illustre famille de Navarre. Il embrassa de bonne heure la carrièr: des armes et se distingua dans les Indes. Il revint dans son pays natal, en 1810, et se couvri! de gloire dans la guerre de 1813, où à la tête de trois cents canadiens, il défit, à Châteauguay, l’armée du général Hampton, forte de 7000 hommes. Il mourut à Chamb'y en 1829.

Représenté par M. N. Joinette, fils de M. N. Joinette, agent du service secret.

Papineau (Louis-Joseph}), éloquent orateur, tribun populaire, est né à Montréal en 1786. 1] fit ses études au séminaire de Québec et servit comme capitaine dans la guerre de 1812-1813. Peu après il se livra exclusivement à la vie politique, dans laquelle il joua un rôle considérable. Il mourut à Montebello en 1571.

Représenté par M. J. Gauvin, fils de M. M. Gauvin, employé à la Douane.

Duvernay (Ludger), fonda le journal {a Minerve en 1827, et dix ans plus tard donna naissance, à Montréal, à la fête de Saint-Jean-Baptiste. Représenté pr" M. L. Couet, fils de M. A. Couet, maitre-menuisier.

Dr Banoy (Pierre-Martial), naquit à Québec, le 30 novembre 1797. Après avoir fait des études aussi brillantes que solides et variées, au Séminaire de Québec, où le juge Isidore bédard et lui, furent les élèves les plus distingués de la classe du Rèv. Messire Jérôme Demers—classe cependant qui donna au clergé et à la magistrature, les hommes les plus éminents sous le double rapport des talents et des verlus—il fut licencié docteur en médecine, à Montréal, en novembre 1819. En 1834, le comté de Rouville lui confia le mandat de représentant à l’Assemblée Législative. Il remplit les différentes charges de confiance qu’il accepta de ses compas triotes, avec honneur, intégrité, et un talent uni à un dévouement peu ordinaire. 1l fut le premier président de la Société Saint Jean-Baptiste de Québec, en 1842. Réëlu en 1859 et en 1860, il eut l’honneur de présider à l'érection du monument des braves de 1760, qui s'élève avec fierié sur les Plaines d'Abraham : œuvre nationale, s’il en fut jamais, due en grande partie à l’activité, au zèle et à l’énergique persévérance qu'il ne cessa de déployer durant sa présidence de la Société Saint-Jean-Baptiste. Mais certainement que la plus belle de ses œuvres, la preuve la plus éclatante de son patriotisme, c’est d’avoir présidé à Québec en 1842, à la fondation

de cette belle association qui s'est enrôlée sous l'étendard de Saint-Jean- Baptiste et dont on célèbre, aujourd’hui même avec tant ds pompe, pour la 38ème fois, l'anniversaire de fondation. Le Dr Bardy après une longue et honorable carrière, mourut à Québec, le septième jour de novembre 1869, à l’âge de 72 ans.

Représenté par M. A. Lemieux, fils de M, Octave Lemieux, encanteur.

CaRTIER (Sir George Etiennë), l'un de nos plus grands hommes d'états est né à Saint-Antoine du Richelieu, en 1814. 14] entra dans le barreau en 1835 et se jeta dans la vie politique. 11 fut procureur-général jusqu'en 1867, époque où il accepta le portefeuille de ministre de la milice. Il fut l’un des fondateurs de la Confédération et l’auteur d’un grand nombre de mesures importantes, dont les principales sont le bill de la tenure seigneuriale et celui de la codification des lois. Il mourut en Angleterre

le 20 mai 1873.

Reprèsenté par M. Geo. Etienne Mathieu, fils du député de Richelieu,

et filleul du grand homme,

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