‹ Fêtes et courtisanes de la Grèce (volume 3)Chapitre 78 sur 101 · L'ORAISON DOMINICALE · texte numérisé non relu

L'ORAISON DOMINICALE

Divin amour, père de tous les êtres! Qu en ce jour fortuné, les dieux et les humains Deviennent pour jamais tes vassaux et tes prêtres! Que ton nom, célébré par des cantiques saints, Au pied de chaque autel, et dans chaque idiome, IVésonne en même temps aux bords les plus lointains! Que la terre et les cieux s appellent ton rojaume ! Verse aujourd'hui «ur nous tes dons accoutumés; £t comme en pardonnant nous sommes mieux aimés, Peviçns plus cher au monde à force d'indulgence.

Aux pièges des tentations

Ne livre pas notre constance ; Mais épargne à nos cœurs le tourment des soupçons. L'Amoup soit avec vous !

LA PRÉTRESSE»

L'Amour vous récompense!

IiE PRÊTRE.

Adorable Vénus, qui seule réunis La beauté sans défaut et la grâce accomplie , L'Amour est avec toi ; soyez tous deux bénis ! Si vous délaissiez Thomme , il maudirait la vie.

(^Aia Prétresse.)

Jeune et caressante brebis , Ornement de ces pâturages , Je ne veux d'autre Paradis Que les liens où tu m'engages.

Douce et complaisante brebis ^ * Ornement de ces pâtur;^ges , Sois toujours à mes sens ravis Ce que Zéphyre est aux herbages.

Jeune et caressante brebis, Ornement de ces pâturages,^ , .

Il n'est point d'autre Paradis Que les liens où tu m'engages.

CULTE aphrodisiaque; 363

Puissans maîtres des cœurs, ëcartez loin de nous

Les poignards de la calomnie y Les sombres visions de la mélancolie , Les fureurs de la haine et les soupçons jaloux !

Dieu d'Amour, dans ton sanctuaire Je n^ étais pas digne d^entrer ; * Tu m'as permis d'y pénétrer.

Et tu sais si j'ai dû m'y plaire.

Dieu d'Amour , dans ton sanctuaii'e Je n'étais pas digne d'entrer; Tu m'as permis d'y pénétrer, ^ £t tu sais si j'ai dû m'y plaire*

Dieu d'Amour, dans ton* sanctuaire •Je n'étais pas digne d'entrer ; ' Tu m'as permis d'y pénétrer , £t tu sais si j'&i dû m'y plaire.

Que rendrai-je à l'Amour , que rendrai-je à sa mère

Pour de telles faveurs ?

Tout ce que peut leur rendre un enfant de la terre : Je leur pairai sans cesse un tribut volontaire

Dé respect , d'encens et de (leurs ; Et je surpasserai, par mon zèle sincère ,

Leurs plus flBèles serviteurs.

( La Prétresse offre au Prêtre des vétemens légers et gracieux qu'elle ça chercher à droite de V autel , açec ses propres atours qu'elle y a déposés açant le sacrifice, ")

LE PRETRE , en s'hahiiiàttt.

Puissent ces vêtemens qu'exige la décence^ Disposés ayec grâce, avec goût assortis, Sans gêner mes contours, leur être assujëtis. Unir k propreté , la souplesse et Faisance ^ Irriter les désirs sans les effaroucher, Ombrager la nature , et non pas la cacher !

Je vous chéris, couleurs dont je me pare , Nuances qui plaisez à Fobjet de mes feux.

Je yeux que tout en moi déclare

La conformité douce et rare Des âmes , des penchans que nous tenons des cieux. Képétez-lui sans cesse , 6 càvltuTS préférées. Que mon choix , en tout temps , est dicté par Je sien ; Pour flatter ses regards s'il rie vous manque rien, Il m'importera peu de vous voir censurées ; Mais peut- on censurer ce qui lui paroît bien*?

(.// se tournera cété des assistans. )

Retournez folâtrer dans vos rians bocages ; Le sacrifice est consommé.

LE CHOSUR.

Retournons folâtrer dans nos rians bocages ;

Mais que ton temple. Amour, soit ouvert ou fermé ,

A toute heure , en tous lieux , compte sfir nos hommage^

Avant la naissance des temps , L'Amour existait par lui-même.

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CULTE aphrodisiaque: 365

Tons les pincipes aglssans Formaient son essence snpréme.

L^ ordre et la vie étaient dans lui ; Lui-même était Tordre et ta vie.

Ame , dieu , lumière , harmonie ^ Sans ëmule dans Tinfini.

Des êtres la famille immense £close à sa douce chaleur , Maintient par lui son existence , Doit sa beauté , doit son bonheur A son éternelle influence.

Plus d'une fois il est yenu; Dans ce monde , à Terreur vendu , Propager sa pure doctrine ; Mais l'homme a toujoxu's méconnu Sa voiie , sa présence divine.

Nos pèses disent avoir vu ' Des mortels , pleins de sa vertu , Dont Vàme était son plus beau temple^ Pnêcher de parole et d'exemple Leur siècle aveugle et corrompu.

On n'entendit pas leur langage ; Et le géhéreuz témoignage Qu'ils rendaent à' k vérité, Leun valhit,, pour touthéritage , Un vain renom , trop acheté.

. Par le funeste apprentissage Des pleurs et de l'adversité.

Pour nous , qui fêtons leur mémoire* En gémissant sut' leur 4éstin , .

Dieu d'Amour , dieu des dieux , salut du genre humain , Nous serons toujours prêts à confesser ta gloire. * *.

PRIX DËCERKIÉ A LA BEAUTÉ (a).

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