‹ Fêtes et courtisanes de la Grèce (volume 3)Chapitre 81 sur 101 · LETTRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

LETTRE HUITIÈME

EVHEMERU8 AU MÊME.

« Quelle foule damages pleines de grâce et de fraîcheur ! La fête des roses précède celle du baiser.

» Les jeunes vierges , à IVxemple de Proserpine, rivales des fleurs dont elles tressent

BEMARQUES.

(a) Erosaniheia (i).

(b) P7d. loc. propr. Fêtes de Proserpine.

MYTHOLOGIE COMPARÉE

(a) On célébrait à la Cochinchine la fête des boutons de roses*

AUTORITÉ, (i) Hesych.

CULTE APHRODISIAQUE. Ijt

des guirlandes, se répandent dans les campa^ gnes de FOlympe (a). L'Olympe , pour les contempler, lève sa tête verdoyante : il appelle le Zéphyre , assis dans ces fécondes yal^ lées. « O père du Printemps ! Zéphyre ( a ) l toi dont les aOes lascives et vagabopdes caresr^ sent ces prairies, faiséclorede nouvelles fleurs sous tes baisers. Que les forêts embaumées y où croît Tencens , exhalent de moins dçuxpar* ftfms que ceux dont ta douce halieine enivre les airs et remplit mon sein ! Prodigue , sous les pas de la beauté, des fleurs dignes de sa présence, desesregardsetdesonchpix.» H dit ; et le Zéphyre dociJç secoue, en riant, ses ailes chargées de nectar. Les gerines croissent, et se développent sous cette rosée féconde. Il vcde; le Printemps le suit ; il embellit Ta nature. Des tapis de gazon revêtent la plaine. Les rubis des roses, et les saphirs des violettes, brillent sur ce fond d'émeraudes. La beauté du site

EEMARQUE.

,(£») Mont de Vue de Chypre.

MYTHOLOGIE COMPARÉE

(a) Dogoda^ Zéphyre des Slayons.

Z^l LIV. il. LA RÉNOVATION.

est encore au-dessus de cet enchantement. Une yallée délicieuse s'étend aux pieds d'une colline pittoresque ; des sources gazouillantes s^échappent des flancs du rocher , et embrassent l'émail dés prairies de leurs ondes fugitives et caressantes.

» Plus loin , uti ombrage profond , solitaire , impénétrable aux rayons du soleil , offre un asile voluptueux qu'habite la fraîcheur. Un lac s'étend à ses pieds ; les arbres se penchent et se mirent dans le pâle cristal de ses eaux, dont l'oeil mesure sans obstacle la limpide profondeur. C'est là que les groupes folâtres , et les essaims charmans des jeunes Nymphes, aiment à voltiger comme lès abeilles qui, au premier rayon du matin, se disputent les premières perles des fleurs (i). »

AUTORITE, (i) Imitation de Çlaud. de rapt. Proserp. l, ii.

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