‹ Fêtes et courtisanes de la Grèce (volume 4)Chapitre 101 sur 110 · C. Voyez, K · texte numérisé non relu

C. Voyez, K

Charités (2).

Pantomime où figuraient les Grâces, qui lui ont donné leur nom.

Dactyle (3) ou Coryhantia.

Les danses les plus simples et les moins variées s’appelaient Dactyle , lambique , Molossique , Emmélie , Cor dace , Sikinnis.

Le Dactyle était une danse des Cure tes ou Corybantes (4), exécutée sur des vers de la mesure qui en porte le nom, inventée par les Corybantes.

REMARQUE

manibus loquitur, et quibusdam gesticulationibus facit intelligi, quod \ix narrante linguâ , aut scripturæ textu possit agnosci (5).

AUTORITÉS

(1) Plut. Sympos. /■ vil, t/uœst. VIII. Alhen. 1. i. — (a) Xenoph. Çorwiv. — (3) Alhen. 1. xiv. Scot. Sopliocl. ad Ajac. — (4) Euslh. ad I/iad. I. IX. — (5) Cassiod.

PANTOMIME

Danaé (i).

Représentation delà fable de Danaé. T'oyez Ganymède.

Daphné (2).

Représentation de sa métamorphose (a).

Diosgonai (3).

Naissance de Jupiter.

Europe (4)-

Enlèvement d’Europe par Jupiter métamorphosé en taureau. Voyez la fable d’Europe.

Ganymédès (5).

L’enlèvement de Ganymède. La danse d’Europe, de Léda, de Ganymède ou de Danaé,

REMARQUE

(a) Ausone nous a laissé l’épigramme suivante sur un mauvais danseur :

Daphnen et Nioben saltavit similis idem ; Ligneus ut Dapline, saxeus ut Niobe.

AUTORITES

(i) Arnnb. 1. vil. — (a) AnthoL II. Auson. epigr. LXXXIV, --(3) Lurian. deSalt. — (4) Arnob. I. vil. Prudent. Hymn.x, —(5) Arnob. I. vu.

3l6 DANSES GRECQUES.

laisse dans l’âme les plus douces , les plus molles impressions.

Gèranos (i).

Instituée par Thésée , cette danse représentait sa sortie du labyrinthe.

G ingras (2).

Ainsi nommée de l’instrument sinistre, au son duquel on l’exécutait.

Glaucos (3).

Aventures de Glaucus.

Glaux (4).

La chouette.

Gjpôn (5).

Les vautours.

Hector (6).

Les exploits de ce héros.

AUTORITÉS

(1 )Hcsych. Etymol. aut. Lucian. Pollux. Plut. vit. Thés . — (2) Athen. 1. xiv. Yoyez Fêtes d’àdonis. — (3) VeUeius de Munat. Plane. 1. il. — (4) Athen. Hesych. — (5) Pollux r l. IV, c. xiv. — (6) Lucian. de Sait. Antholog. I. IV.

PANTOMIME

Hermès (i).

En l’honneur de Mercure , représenté par l’artiste qui imitait ses actions.

Héraclès (2).

Les douze travaux d’Hercule.

Héraclès mainornenos (3) .

Hercule furieux.

Hôrai (4)-

Les saisons.

On voyait au commencement de l’automne la jeunesse grecque , couronnée de pampre et de lierre , former des pas mesurés au son des fifres et des tambours ; elle ne respirait dans ses chants, dans ses mouvemens , dans ses attitudes que la liberté , le plaisir et la joie : ces danses étaient l’image animée de la gaîté, des transports de Bacchus.

Au retour du printemps, dans toute l’Attique, à Sparte, dans l’Arcadie, les adolescens

AUTORITÉS

(1) August. de Civil. Dei , /. VII , c. XXVI. — (2) Hieroti. in Epist. ad Marcell. — (5) Macrob. Sat. Il , c, VIII. — (/j) Xtrinph. Coriviv.

et les vierges , une couronne de chêne et de roses sur la tête , le sein paré de fleurs nouvelles , et vêtus à la légère (a), couraient dans les bois en formant des danses pastorales. C’était l’innocence des premiers temps qu’ils peignaient : ils jouissaient des plaisirs de l’âge d’or qu’ils faisaient renaître.

Dans le temps de la moisson , de nouveaux amusemens célébraient lcsdouceurs de l’abondance; et, lorsque les rigueurs de l’hiver ramenaient les peuples dans leurs foyers pour y jouir des bien fai ts des autres saisons, les danses des festins leur fournissaient de nouveauxsujets de joie.

L Italique (i).

Le nom de cette danse indique son origine. Bathylle et Pylade la composèrent de la Cordace, de l’Emmélie et de la Sikinnis. Non seulement Pylade en partagea l’invention ; mais il fit encore un traité sur ce sujet (2).

REM \RQUE.

(«) Les Spartiates seuls étaient nus.

AUTORITÉS

(1) Alhen. I. 1. — (2) Suidas.

PANTOMIME

Kanake (1).

Représentation de la fable de Canacé ; elle avait lieu au son des instrumens.

Kapaneus (2)

Capanée frappé de lafoudre.

Korybaniia( 3). K oyez Dactyle.

Kronou teknophagia (4).

Saturne dévorant ses enfans.

Kybélè (5).

Cybèle dans les bras d’un berger qui la dédaigne.

Kyklops (6).

Le Cyclope.

Léda (7).

Sous les ailes de Jupiter changé en cygne. K oyez Ganymède.

AUTORITES

(1 ) Auson. épigr. LXXXIII. Anthol. I. II , lit. XXXVIII. —

(а) Auson. ibid. Anthol. ibid. — (3) Scol. Sophocl. Ajax. Lucian. de Sait. Plut, in Erot. — (4) Lucian. de Sait. —

(5) Hieron. epist.de Hilar. Arnob.l. IV. Tertull. Apologet. —

(б) Aristoph. Plut. Horat. I. i. sat. V; l. II, epist. II. —

(7) Arnob. I. vu. Prudent. Hymn, Juven. sat. vi.

Mïrneiikè ( i ).

Imitation des gestes et de la contenance qui distinguaient ceux convaincus d’avoir volé les reliefs d’un festin.

Niobé (2).

Représentation de la fable de Niobé. Voyez Daphné.

Nymphai (3).

Danse où figuraient les Nymphes qui lui ont donné leur nom.

Oidipous (4).

Les malheurs d’Œdipe.

Pan (5).

Danse où l’on représentait la divinité qui lui a donné son nom.

Paris (6).

Le jugement ou la scène de Paris.

(1) Hesych. — (1) Atison. epigr. LXXXIV. Anthol. I. Il, tit. xxxviii. — (3) Plat, de Leg. I. vu. Xenoph. Convive. — (4) Macrob. Sut. I. vu, c. vu. — (5) Plat, de Leg. I. vu. — (6) Jpul. Mil. x.

PANTOMIME

Pythagorikê.

Un danseur, nommé Memphir , qui était philosophe pythagoricien , exprimait par sa danse, au rapport d’Athénée (i), toute l’excellence de la philosophie de son maître , avec plus d’élégance, de force et d’énergie, que n’aurait pu le faire le professeur le plus éloquent.

Sémélé (2).

Cette danse rappelait la fable de ce personnage.

Titanes (3).

Combat et défaite des Titans.

AUTORITÉS

(i) Alhên. I. 1 , c. xvn. — (2) Lucian.de Sait. — (3) Ibid.

SECTION III

La force, l’adresse, le courage furent les ver lus des premiers héros. Les qualités de l’ànic, l’amour de l’ordre, le désir du bonheur des hommes ont été, depuis, les vertus plus précieuses des sages.

LesGrecs avaient un grand nombre de danses militaires. On les nommait Pyrrhiques , soit de Pyrrhus, fils d’Achille, qui dansa un des premiers tout armé pour honorer les funérailles de son père ; soit d’un certain Pyrrhicus, de Crète ou de Lacédémone , à qui on attribue l’invention de ces danses ; soit d’un mot grec (<7) qui signifie feu , à cause de la vivacité qui en était le principal caractère ( [h ).

Les uns en attribuent l’invention à Minerve,

REMARQUES

(«) Pur.

(6) Le Scoliaste de Pindare tire ce mot Ae purà , bûcher, et prétend, d’après l’autorité d’Aristote, qu’Achille mit le premier cette danse en usage autour du bûcher de Patrocle.

DANSES GRECQUES, etc. 323

qui l’enseigna aux Dioscures; et les autres aux Corybantes ou Curètes de l’ile de Crète (i).

Les Lacédémoniens préféraient cette danse à toutes les autres ; ils y exerçaient leurs enfans dès l’âge de cinq ans (2).

Les danseurs étaient armés de toutes pièces, et formaient en cadence, au son de la flûte, toutes les évolutions militaires, soit offensives, soit défensives.

Pyrrichius était le nom du mètre dominant dans les vers que l’on chantait en dansant la Pyrrhique. Ce pied, composé de deux syllabes brèves, exprimait parfaitement la rapidité des mouvemens de cette danse. A l’occasion d’une ambassade des Paphlagoniens, Xénophon fait, dans les termes suivans, la description de quelques danses guerrières (3).

« Le festin fini, les libations faites, l’hymne chanté , deux Thraces tout armés commencèrent à danser fort légèrement au son de la flûte. Ils s’escrimèrent quelque temps avec leurs épées : l’un tombe , comme blessé d’un

AUTORITÉS

(1) Dionys. Halic. I. il. — (2) Athén. Deipnos. I. xiv. — (3) Xenoph. Cyrop. I. VI.

324 DANSES G11ECQUES.

coup qu’il vient de recevoir ; les Paphlagoniens de jeter un grand cri. Le vainqueur sort en chantant victoire ( a ) , après avoir dépouillé le vaincu. Ses compagnons emportent l’autre comme mort, quoique très-bien portant : tout cela n’était qu’un jeu.

» Les Enianes et les Magnésiens forment ensuite une autre danse(ô). L’un d’eux, imitant le laboureur, dépose les armes, feint de semer et de labourer, et tourne souvent la tête, comme un homme qui a peur. Un guerrier accourt ; le laboureur reprend ses armes , et combat en cadence et au son de la flûte, devant sa charrue. Le guerrier, victorieux , finit par emmener la charrue et le laboureur. Quelquefois ce dernier a l’avantage ; alors il attache le vaincu avec ses bœufs, et le chasse devant lui, les mains liées derrière le dos.

>» Un Mysien , portant un petit bouclier à chaque main , représente tantôt deux combattans , et tantôt un seul, par des mouvemens

REMARQUES

[a) Sida/kan.

(b) Karpaia .

circulaires et orbiculaires qui offrent un coup d’œil très-agréable. Il frappe ensuite ses boucliers l’un contre l’autre , à la manièredes Perses, se laisse tomber sur ses genoux, et se relève , toujours en mesure avec le son de la flûte.

» Suivent lesMantinéens et quelques autres Arcadiens armés à la légère. Ils chantent des hymnes , sautent , dansent comme dans les marches religieuses et solennelles; un air belliqueux sonné par la flûte les anime.

» Les Paphlagoniens s’étonnaient de voir toutes nos danses s’exécuter par des acteurs sous les armes : ils en admiraient la difficulté, quand le Mysien , voyant leur surprise , engage un Arcadien à faire paraître sur la scène une danseuse qu’il avait amenée. Aussitôt cette femme, parée et armée d’un bouclier léger, entre, danse laPyrrhique avec beaucoup d’agilité et de grâce : on la couvre d’applaudissemens , surtout les Paphlagoniens, qui demandent si nos femmes vont à la guerre. — « Oui , ce sont elles qui ont chassé le roi de Perse de son camp. »

Dans la description d’un festin donné aux Grecs par Seuthus , prince de Thrace, le meme

historien (i) décrit encore une autre espèce de Pyrrhique. « Après le repas, entrent des Cérasontins qui sonnent la charge avec des flûtes et des trompettes (a), imitant le son de la lyre. Seuthus , se levant lui-mème , pousse un cri de guerre, et danse avec autant de vitesse et de légèreté que s’il évitait l’atteinte d’une flèche. »

La Pyrrhique ancienne fut d’abord une danse pénible et laborieuse ; mais , dans la suite, diverses modifications la rendirent plus facile. Elle fut consacrée à Bacchus dont elle représenta les victoires dans l’Inde (2), ainsi que la fable de Penthée. Alors, au lieu d’armes offensives , les danseurs portaient des thyrses, des roseaux, des flambeaux. Cette Pyrrhique, ainsi modifiée , était une des trois danses qui appartenaient à la poésie lyrique (3).

Celle décrite par Apulée (6) porte le caractère d’une danse toute pacifique.

REMARQUES

(«) De cuir de bœuf cru.

( b ) Puelli , puellæque, virenti florentes ætatulâ, forma conspicui, veste nitidi , iiicessugestuosi,græcanicamsaltantes AUTORITÉS.

(1) Xenoph. /. vil. — (2) » dthen . Deipn. I. xiv. (3) Idid.

Lycurgue ordonna par une loi que les jeunes Sparliales fussent exercés, dès Page de sept ans , aux danses qu’il composa sur le mode phrygien. Elles s’exécutaient avec l’épée, le javelot et le bouclier. La Memphitique fut le modèle de toutes ces danses guerrières , qui n’étaient au fond qu’un cours réglé des différentes évolutions militaires connues.

La Cheironornie , que quelques auteurs (1) confondent avec la Pyrrhique , était aussi une danse guerrière. Xénophon la distingue néanmoins dans son Festin, quand il fait dire à Charmide : « De retour au logis, je ne dansai pas à la vérité, n’ayant jamais appris , mais je me mis à gesticuler des mains , car j’étais instruit de cet exercice. >> L’origine de cette danse est fort ancienne : il en est parlé dans

REMARQUE

Pyrrhicam, dispositis ordinalionibus, decoros ambitus inerrabant; nunc in orbem rotarum (lexuosi , mine in obliquam seriem connexi, et in quadratuin patorem cuneati, et in catervæ dissidiinn separati (a).

AUTORITÉS

(1) A/hen. loc. cit. Euslhat. ad lliad. I. v. — (2) Apat. Miles, /.x.

Hippocrate, et Iamblique en fait un des principaux exercices des disciples de Pythagore. Elle consistait d’abord à faire seul et sans adversaire , avec les bras et les mains , les mêmes mouvemens que l’on faisait dans de véritables combats , et dans les danses guerrières , telles que la Pyrrhique. Quoique cet exercice ne pût avoir lieu sans faire plusieurs sauts et plusieurs autres démarches nécessairement exigées par les divers mouvemens des bras , cependant , comme ces sortes de pas n’étaient assujétis à aucune mesure, on ne leur donnait pas précisément le nom de danse. Mais ensuite la Cheironomie , s’alliant avec les danses militaires, théâtrales, et presque toutes les autres, devint la partie la plus considérable de l’art et de l’habileté des pantomimes.

«Tuvénal ( a ) parle de cette danse au sujet

REMARQUE

(a) Structorem interea ne qua indignalio desit, Saltantem spectes , et chironomounta volant» Cultello, donec peragat mandata magistri Omnia... (i).

(i) Juven. Sal. v.

AUTORITÉ

d’un chironomonte (a) qui , en servant sur la table, dansait , et coupait les viandes avec tant d’adi •esse et de légèreté, qu’il semblait faire voler le couteau dont il se servait.

NOMENCLATURE

Ajax .

Voyez le Dialogue de Lucien. Pantomime guerrière.

Anapale (1).

La lutte réitérée. Voyez, Gymnopédie.

REMARQUES

(«) Ce même poète, dans sa sixième satire, à l’occasion du pantomime célèbre Bathylle :

Chironomon Ledam molli sallante Bathyllo Tuccia vesicæ non imperat : Apula gaunit Sicut in amplexu...

C’est aussi ce qu’entend Cassiodore dans ce passage : His sunt . additæ on.hista.rum loquacissirtiœ marius , linguosi. digiti , c/arnosum silentium , expositio tacita , quant Musa Potymnia reperisse narratur, ostendens homines possc , et sine oris affalu , suum ve/le dec/arare (2).

AUTORITÉS

(1) Athen. 1. xiv. — (2) Cassiod. Variar. I. IV. ep. LI.

33o DANSES GRECQUES.

Berekyntiahè (i).

En l’honneur de la mère des dieux. Danse des Cretois armés.

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