DANSE TRAGIQUE
Le nom d 'Emmélie (a), que l’on donnait à la danse tragique , en désignait assez le véritable caractère. Parmi les danses calmes, c’était la seule à laquelle Platon accordât son suffrage ; elle offrait toute la dignité que demandaient les divers sentimens que le cœur voulait inspirer, et qui convenaient à l’action représentée. Ces sentimens étaient des prières aux dieux en faveur des malheureux , ou des imprécations contre les coupables ; l’éloge de la vertu, ou le blâme du vice ; des exhortations à refréner les passions violentes, etc. (b).
La danse qui exprimait des sentimens si
REMARQUES
(a) Emme/eia , concinnitas ; bienséance , élégance.
(b) Horace exprime ainsi les devoirs du chœur :
111e bonis faveatque et consilietur amice ,
Et regat iratos , et amet pacare tumentes j Ule dapes laudet mensæ brevis, ille salubrem Justitiam, legesque et apertis otia portis :
Ille tegat commissa , deosque precetur et oret , Utredeat miseris, abeat fortuna superbis.
3o2 danses grecques.
sages , fut grave , majestueuse ; ses mouvemens avaient les plus grands rapports avec les gestes de l’orateur.
NOMENCLATURE