‹ Fêtes et courtisanes de la Grèce (volume 4)Chapitre 96 sur 110 · DANSE TRAGIQUE · texte numérisé non relu

DANSE TRAGIQUE

Le nom d 'Emmélie (a), que l’on donnait à la danse tragique , en désignait assez le véritable caractère. Parmi les danses calmes, c’était la seule à laquelle Platon accordât son suffrage ; elle offrait toute la dignité que demandaient les divers sentimens que le cœur voulait inspirer, et qui convenaient à l’action représentée. Ces sentimens étaient des prières aux dieux en faveur des malheureux , ou des imprécations contre les coupables ; l’éloge de la vertu, ou le blâme du vice ; des exhortations à refréner les passions violentes, etc. (b).

La danse qui exprimait des sentimens si

REMARQUES

(a) Emme/eia , concinnitas ; bienséance , élégance.

(b) Horace exprime ainsi les devoirs du chœur :

111e bonis faveatque et consilietur amice ,

Et regat iratos , et amet pacare tumentes j Ule dapes laudet mensæ brevis, ille salubrem Justitiam, legesque et apertis otia portis :

Ille tegat commissa , deosque precetur et oret , Utredeat miseris, abeat fortuna superbis.

3o2 danses grecques.

sages , fut grave , majestueuse ; ses mouvemens avaient les plus grands rapports avec les gestes de l’orateur.

NOMENCLATURE

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