‹ Fêtes et courtisanes de la GrèceChapitre 16 sur 68 · LIV. III. l’exaltation · texte numérisé non relu

LIV. III. l’exaltation

De Minerve ;s

L’autel des Dioscures est appuyé contre une colonne.

Au centre :

Autels de la bonne Fortune ;

De Pan ;

De Venus.

Et plus loin:

Des Nymphes invincibles.

En revenant du portique d’Agaptus :

L’autel de Diane à droite.

En rentrant dans le bois sacré parle grand chemin , on en découvre un autre , consacré à la meme déesse , près de celui du fleuve Cladée.

Au-delà , il en est un troisième , à Diane Coccoca.

Deux sont érigés à Apollon.

Devant le théé coleôn («), est un temple, dont un angle renferme un autel de Pan. Ce

REMARQUE

{a) Le logis des prêtres.

FETES D’OLYMPIE; I2g

dieu en a un dans le prytanée , au milieu du bois , près du gymnase.

Devant la porte de prytanée :

Autel de Diane chasseresse.

Dans l intérieur :

Salle des festins publics.

En face du Pjrrée :

C’est là que l’on reçoit les vainqueurs. Temple de Junon, d’architecture dorique.

Sa longueur est de soixante-trois pieds. La déesse est assise sur un trône ; Jupiter est à ses côtés : on le reconnaît aux flots de sa barbe ; il est debout , et coiffé du casque.

Les Heures , par Emilus , et Thémis par Doriclidas , sont assises sur d’autres trônes. Cinq Hespérides, ouvrage de Théoclès .

Minerve armée , de Medon.

Cérès et Proserpine , assises en regard. Apollon et Diane, aussi en regard, mais debout.

Latone ,

La F ortune ,

i3o liv. zi r. l’exaltation.

B^ççlîus ,

Victoire ailée.

Ces statues sont d’or et d’ivoire , et dans le style du premier âge.

En marbre , Mercure portant dans ses bras Bacchus enfant.

La Fortune, par Praxitèle.

En bronze, Vénus, de Cl 'on.

A ses pieds , un Amour de bronze doré , par Boéthus.

Coffre de Cjpsélus.

Inscription en caractères anciens et en boustropbédon.

Bas-reliefs ; première face.

Œnomaüs poursuit Pélops et Hippodamie.

Ils courent chacun sur un char attelé de deux chevaux ; mais les coursiers de Pélops ont des ailes..

Palais d’Amphiaratis.

Une vieille femme porte dans ses bras le jeune Amphiloque.

Devant la porte du palais, Eriphife, que l’on reconnaît à son collier : elle est debout ; on distingue à ses côtés ses filles, Eurydice

FÊTES d’OLYMPIE. l3i

et Démonasse ; près d’elles, le jeune Alcméon nu.

L’écuyer d’Amphiaraiis, Bâton, tient d’une main les rênes des chevaux , et de l’autre une lance.

Amphiaratis a déjà un pied sur le char ; il brandit son épée nue , il s’emporte et menace Eriphile.

Au-delà du palais d’Amphiaraiis , on célèbre des jeux funèbres en 1 honneur de Pélias. Foule de spectateurs.

Au milieu, Hercule sur un trône.

Derrière lui , une femme qui joue de la, flûte phrygienne.

Pysus et Astérion, montés sur un char, se précipitent dans la carrière. On voit que le prix sera pour Astérion.

Là, Mopsus et Admète combattent, armés du ces te. Un joueur de flûte les anime.

Ici, luttent Jason et Pélée , sans pouvoir se renverser.

Eurybôtès jette le disque.

Mélanion , Néotée , Phalarée , Argius , Iphyclus, disputent le prix de la course à pied. Iphyclus le.remporte, et Acaste le couronne.

Plus loin , des trépieds pour les vainqueurs.

l32 liv. iii. l’exaltation.

Les filles de Pélias assistent à ces jeux : ils sont terminés par la victoire d’Iolas , qui , monté sur un char à quatre chevaux, remporte le prix de la course.

D’un autre côté , Hercule perce de ses flèches l’hydre de la fontaine d’Amymone.

Minerve esta côté du héros.

A l’extrémité, Phiné et les fils de Borée chassent les Harpyies.

Deuxième face.

Une femme tient entre ses bras deux gémeaux : l’un blanc , et l’autre noir ; l’un dort , et l’autre repose : tous deux ont les pieds difformes. On prétend que c’est la Nuit , berçant le Soleil et la Mort (a).

Une autre femme, remarquable par sabeauté, serre à la gorge une femme hideuse , et lève une verge pour la châtier. C’est, dit-on, la Justice qui réprime le Crime ( b ).

REMARQUES

(a) Ne serait-ce pas plutôt l’Année, embrassant le Jour et la Nuit aux pieds contrefaits , c’est-a-dii-e de durée inégale?

(ô) Ne serait-ce pas le triomphe de la saison du printemps sur celle de l’hiver ?

FÊTES D’OLYMPIE. l33

Plus loin, deux femmes broient une préparation dans le mortier ( a ).

Voici la belle Marpès, ravie par Apollon à Idas, et qui revient aux bras de son époux.

Cet homme , revêtu d’une tunique , qui d’une main présente une coupe , et de l’autre un collier à la belle Alcmène , ne serait-il pas Jupiter sous les traits d’ Amphitryon ?

Ici, Ménélas, couvert d’une cuirasse , poursuit , l’épée à la main, la perfide Hélène.

Médée est assise sur un trône. Jason est à sa droite , et Vénus à sa gauche. On a écrit audessous ce vers :

Cypris le veut , Médée est à Jason.

Les Muses préparent leurs chants et leurs lyres ; Apollon préside à leur chœur. Une inscription l’annonce :

Phébus conduit les chants des Muses immortelles.

On voit ensuite Atlas , dont les épaules i o-

remarque.

[a) Voyez les détails des fêtes expiatoires (i). AUTORITÉ.

(i) Pharrn. Tharg.

1 34 LTV. III- L’EXALTATION,

bustes supportent le globe du monde : il tient dans ses mains les pommes d’or des Hespérides. Le glaive d’un guerrier le menace.

Mars armé enlève Yénus.

Pelée s’efforce de ravir un baiser à la jeune Thétis ; Thétis secoue un serpent, dont elle le menace.

Les Gorgones ailées poursuivent le vol de Persée.

Troisième face.

Image de la guerre : deux corps d’infanterie ; des chefs sur leurs chars. Une partie semble vouloir en venir aux mains , et l’autre paroît prête à abjurer toute querelle dans de réciproques embrassemens.

Quatrième face.

Borée enlève Orilhyie : ses pieds se terminent en queues de serpent.

Hercule combat le triple Géryon, Thésée le suit en pinçant la lyre. A ses côtés est Ariane, qui tient une couronne.

Achille et Memnon combattent : les mères de ces héros soutiennent leur courage par leur présence.

FETES D’OLYMPIE. î35

Atalanle tient un faon : elle est auprès de Mélanion.

Hecloret Ajax en viennent aux mains. Entre eux est la Discorde aux traits difformes , à la figure hideuse.

Hélène est au milieu des Dioscures ; la fille de Pittéus , Hétra, est à ses pieds en habits de deuil.

Iphidamas est étendu sur la terre : Coon prétend le, venger, et défie Agamemnon. Le bouclier d’Atride étale la terreur figurée par une tète de lion.

Mercure amène les trois déesses devant Paris.

Diane s’avance , conduisant une panthère et un lion: la déesse est ailée.

Ajax arrache Cassandre de l’autel. de Minerve.

Plaignez la malheureuse famille d’GEdipè : Polynice est renversé sur la terre ; son frère lui presse du pied la gorge. Sur la tête de Polynice plane un spectre armé de griffes, à gueule dévorante : c’est la Mort.

Bacchus est étendu dans un antre; la barbe tapisse son menton ; sa main tient une coupe d’or ; une longue robe l’enveloppe. La vigne

ï36 LIV. ni. l’exaltation.

aux mains errantes, des pommiers aux fruits d’or, des grenades enflammées enrichissent l’entrée , de leurs fruits et de leur ombrage.

Couvercle du coffre.

Un homme et une femme sont couchés dans un antre : quatre femmes les entourent.

Un Centaure : près de lui , des chars attelés de coursiers ailés ; leurs ailes sont dorées. Des femmes sont assises sur ces chars. L’une d’elles reçoit une armure de Yulcain : c’est Thétis, conduite par Chiron (a) , et suivie de ses Néréides , qui vient recevoir les armes d’Achille.

Deux femmes s’avancent sur un char traîné par des mulets : l’une tient les rênes , l’autre a la tête couverte d’un voile.

Combat d’Hercule et des Centaures , qu’il perce à coups de flèches.

MYTHOLOGIE COMPARÉE

(a) Ammonious ou Ànnonious , le Chiron des Arabes»

FÊTES D’OLYMPIE. ï37

Monumens particuliers de T intérieur du temple :

Un lit garnit d’ivoire.

Le disque d’Iphitus , sur lequel sont gravées circulairement les lois des jeux Olympiques.

Une table d’or et d’ivoire , ouvrage de Colotès , et sur laquelle on dépose les couronnes réservées aux vainqueurs.

Statues des divinités :

Jupiter,

Junon ,

La mère des dieux,

Apollon ,

Diane ,

Esculape Hygée ,

Mars (a) ,

MYTHOLOGIE COMPARÉE

(a) Mars est un des dieux qui figurent dans presque toutes les mythologies ; ainsi , on trouve Chiappen , Mars des Persans; Aza ou Uza ,. celui des Arabes; Quiay-Nivandel , chez les Indiens; Fatzman ou Fariman , celui des Japonais ; JV oden , id. , chez les Goths ; Necys , chez les Espagnols ; Hazis , chez les Syriens ;

LIY. III. L’EXALTATION.

Bacchus ,

Pluton ,

Proserpine ,

Deux Nymphes , dont l’une tient un globe * et l’autre une clef.

En allant au temple de Jupiter :

Colonne de bois, cerclée en fer, et appelée la colonne d' OEnomaüs .

Temple dorique à la mère des dieux.

La rotonde de Philippe.

Que les fiers républicains d’Athènes détournent les yeux. Philippe éleva cet édifice après sa victoire de Chéronée.

Statues d’or et d’ivoire, par Léo char ès ; Philippe, Alexandre, Amyntas , Olympias, Eurydice,

MYTHOLOGIE COMPARÉE

Hé su s , chez lès Celles; Ermensul , ou Irm ennui , chez les Saxons; Lèda , chèz les Slavons ; Poréoith , chez les Germains ; Odin , chez les Scandins ; Mamers , chez les Osques ; Aschima , chez les Rabbins ; l'ange exterminateur y chez les Chrétiens, etc. etc.

FÊTES D’oLYMPIE.

MONUMENS DE l’ALTIS , OU BOIS SACRE.

Temples et statues des dieux.

Au pied de la montagne de Saturne, six statues de Jupiter, en bronze , nommées les six Zanès , dont deux par Cléon. Elles ont etc élevées du produit des amendes payées par les athlètes. Le nombre de ces statues s’est multiplié avec le temps : elles avertissent les concurrens que la fraude est sévèrement punie. Les uns furent condamnés , pour avoir essayé de corrompre, à prix d’or, leur juges ou leurs adversaires ; les autres pour avoir manqué aux formalités prescrites dans les jeux.

Une de ces statues est élevée devant le pécile ; une autre sous le portique de cet écho qui renvoie sept fois les sons.

Près du stade, et de l’enceinte destinée aux combals de la flûte : statue de Jupiter sur un piédestal de bronze ; le dieu tient un foudre dans chaque main. 11 est haut de six coudées. Offrande des Cynéthéens.

Jupiter, jeune et sans barbe : il porte un collier. Erigé par les soins de Cléolas.

l4o LIV. III. LrEXALTATION.

Sur un piédestal de marbre , en demicercle : Jupiter entre l’Aurore et Thétis.

Sur les faces , combat singulier de

Hélénus et Ulysse ;

Paris et Mendias ;

Enée et Diomède ;

Ajax, fils de Thélamon , etDéiphobe. Ces statues sont de Lycius , consacrées par les Apolloniens.

Plus loin :

Un Jupiter couronné de lis, et tourné vers l’orient. Un aigle repose sur une de ses mains , et la foudre dans l’autre. Offrande des Métapontins. Ouvrage d ' Aristonoüs.

Jupiter et les filles d’Asopus , Némée , Egine, Harpine , Corcire, Thébée , Asopus.

Jupiter olympien, haut de sept coudées, supportant un aigle de la main gauche , et balançant de la droite un javelot.

Au delà du chemin qui conduit au sénat :

Statue de Jupiter, sans inscription.

En tournant vers le nord :

Jupiter platéen : il regarde l’orient. Inclinezvous devant cette statue , si vous adorez la li-

FÊTES B’oLYMPIE. l4l

berté et le courage. C’est le monument érigé au nom de tous les peuples de la Grèce , qui défendirent , à Platée , la cause de tous les hommes. Ouvrage d ' Anaocagore.

On a conservé , dans leur ordre , les noms des peuples qui y parurent : on pourra détruire le monument , mais non leur mémoire. On lit sur le piédestal :

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