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SCENE PREMIERE

CHCEUR.

Debout ! C'est l'heure du reveil !

Honte a ceux qui dorment encore !

L'horizon se colore

D'un eclat vermeil ; Les roses du soleil Dans le ciel vont eclore.

Jeunes gens ! Jeunes filles !

Aux champs ! Courons aux champs !

Au bruit de nos faucilles

Nous melerons nos chants !

L'horizon se colore

D'un eclat vermeil ; Les roses du soleil Dans le ciel vont eclore.

FETHLENE, aupres de la fontaine.

Enfin voici l'aurore.

Les oiseaux eveilles chantent le point du jour.

Et moi, le coeur brise, je viens encore Attendre sans espoir le soleil de l'amour !

G'est en vain que Fethlene est belle, Si Patrice ne la voit pas !

Si Patrice est toujonrsrebelle, Vainement je lui tends les bras. II a menace d'anatheme !

II a repousse durement L'amour au sourire charmant. . . .

Patrice, tu me hais ! moi je t'aime !

0 pretre a la houlette errante , Si beau dans tes vetements blancs ; Dont la parole devorante Alluma l'amour en mes flancs ; Pourquoi menacer d'anatheme , Pourquoi repousser durement L'amour au sourire charmant. . . .

Patrice, tu me hais! moi, je t'aime !

Mais le voila, l'homme au regard hautain ,

Le farouche solitaire Qui vient chanter au Maltre de la terre, Au nouveau Dieu, l'hymne pur du matin.

Se cachant clerriere la fontaine.

A i'abri de ces rocsje puis, sans qu'il me voie, Le voir ! . . . Helas ! et c'est ma seule joie !

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