SCÈNE PREMIÈRE
JEANNE, p.i. LA COMTESSE.
JEANNE. Au |«v«r du rideau elle Ml seule eu Irène tu prêt du pdit Meuble.
Dix heures! et Madame n'est lias encore prête! Il faut pourtant que je m’habille aussi, moi!., moi aussi je vais au bal.
LA CONTASSE, tort ru I de ta chtmbrv, premier pltu à gtucbf, vélue eu p*» mme béarnaise, et "moi ie regarder dit» la place du boudoir.
Quel temps il m’a pris ce coiffeur pour me rendre horrible!
LA COMTESSE JOUA DE MÉUAOLX . . H- Lamaum ?. \ j J
JEANNE, sa femme de chambre jqu. Unie. ^ J * 1 ’* f '
■ Drou» U rtpreieaMlAen. d. r*proJ-«lion al de Irtéoelieu rrMnek —
. tempi
(a JeiQDf.) N’est-ce pas, je suis horrible?
. JEANNE, treuquillemtat.
Mais non. Madame.
- , U CONTESSK, h elle-même.
Tiens ! elle ne ni étouffe pas avec l’encens des louanges m , no, ..elle camériste : JW mm. «h. «..«Sï
de paysanne béarnaise oue vous aviez eu l’idée de mettre à votre entrée chez moi, avant-hier, et qui m a tant plu que je l’ai vibrait copier, vous devez au moins le trouver joli?
Jeanne.
On ne peut pas dire que Madame soit mal; mais Madame avouera que c’est IA un costume trop simple! Qui cst-ce oui | devinerait que Madame est comtes*? qui
U CONTASSE.
Le malheur est qu’au bal où je vais, un costume camuunard est de rigueur. Quel temps fuit-il?
JEANNE, à U fruèlrr.
U temps est teau ! il y a asso. d’étoile»; mais il fait u „ „ allJ <ent. \ nila un jeune homme dont le chapeau s’envole f Ou donne aussi un bal en face, où il y a un balcon ? ’’
LA CONTESSK, diuraitmiCBl.
iiui| heZ m8da,0e d ’ Amn ^ «ii ; j’y Viendrai vers la fin de la JEANNE.
Une vieille dame descend de voiture pour se rendre à ce bail Bon le jeune homme rattrape son chapeau dans les jambes de la vieille dame. 1
ftîU
la oomai.
Il ne me manque plus rien, n’est-cc pas, petite? (eu* »’w*i*d.)
IF.AN.St.
Bien que les petit* sahels . les voici! (eh. se mrt »n devoir de eh*ti**e< la au«t««e.) Vraiment Madame a le pied presque aussi petit que moi.
l à COMTESSE. A eltc-wéni*.
Elle est d’une naïveté louchante.
JEANNE
C’est lo lourde l'autre, s’il plaît à Madame? Ah: ma-#. Je n’ai des pieds qu'à peine ce qu’il eu faut, moi ! c’eat ce qui fait qu’en Bear h uu sorcier m'a prédit que je ferais ua rlclie mariage.
L\ COMTESSE
Kl vous y comptez ?
JKtNSE, êistone*.
Sur quoi faudrait-il doue compter. ut.hi*I Dieu?.. Ë't-re que Madame rentrera changer d- costume pour sou second luit
I A COMTESSE, h li vam.
Ah! peut-être!.. Pourquoi?..
JEANNE
Damet c'est que... ou en donne tant cet hiver, que j’en ai ma part... et ayant reçu une invitation pour ru Suif...
LA COMTESSE
(l'est vrai; vous me lavez dit. je Lavai» oublié.
JEANNE
Même que Madame m'a donné une robe de bal à elle... Je t'ai essayée, j’ai l'air d’une duchesse.
LV COMTESSE, iWpil i tlpuii*.
C*«*t qu’elle vous va Irès-J Jeu, relie rube! Moi, je n'avais l'.iir que d’une baronne... Après ça, l’air que nous avons ne uoux vient guère de nus titres!
JEANNE
Oui, c’isl ci: que je me dis en passant devant les miroirs!..
Et l'on doit venir ou* prendre; un M.dr Saint-André, uu homme magnifique, à ce qu’au m’a dit.
LA CMTMNL
Ohl voue êtes uoe personne bien heureuse.
JEANNE
Ce sera un bal très-bien i Un lui par souscription, d’abord, c’est toujours très-bien... et meme qu'il y a au bas des lettres d’mviiation : * <U> s'est entendu avec un grand restaurant... , qui restera ouvert toute la nuit.*'
LA CiiMll'ASE.
Et vous n’èles pas encore babilléeT
JEANNE, ruai.
Dame ! eVsl que la femme de chambre de Madame, c’est la uiienur aussi, et...
LA COMTESSE
Vous me reuYojez, c’est ju*t<*t et je vous promets de partir bientôt. Allez dune vous habiller, ma fille... et quant à mon deuxième bal, comme il «*t également travesti, j irai dans ce costume. Vous avez donc votre nuit.
JEANNE
Ah! comme Madame est bonne! (r«a«** iorti«.)
LA COMTESSE
Croyez-vous que vous vous pl.iircz ici?
JEANNE. r«««*«nt.
Mais joliment... (s* r«*r*»»Di.ï Si j’ai le bonheur de plaire à Madame.
LA COMTESSE, «ourlant.
Jmqii’à présent vous me convenez, et je veux avoir pour vous tous les égards dus... à une compatriote du Henri IV.
j»:*nv:.
Ah! oui, un roi... très-aimable! On m’eo q parlé ; niais je suis trop jeune pour l'avoir connu. — Papa, je ne dis pas! — Du reste, Madame me plaît beaucoup.
LA COUTES'* , (< ta<a«L
Ah! rn ce cas, vous me d oniierez ma sortie de bal, n'ést-ce pas? et mon éventail.
JEANNE
Tout de suite, Madame, (fl* m*i a p*oeh«.)
SCÊNK n.
LA CÜMTC 65 K, Mil*.
En vérité, M d’Aobry m tarde insolemment ce soir * que feraisje bien en l’attendant? Reprenons ma lettre interrompue it ma vieille amie... Où en «ui*-jc rtvlée? Voyons. (RU* pr*> a« (*li m*vUe « lit.) « Je continue à être la proie d'tm ennui... illimité; quand une veuve en e»t là, c'est sjui» muède, il faut mourir... ou «g rounu ier ; et comme mao Stgislié > sl infatigable, uu jour qu’il pleuvra, moo <onui étant arrivé a le*e*pé«ilion, je ferai !.• Iiouhctir de eel excellent homme, Oit'avais-je donc 1 léré pourtant de si introuvable? Un monsieur suffisamment m*,
de trente à quarante ans, (Polie figure qui n'ait rien de banal. , Je tiens, il est vrai, à une tournure distinguée .. Quelle est la fetmue qui n’y lient pas?.. Je désire une intelligence d'un lotir I original; jaimerais que mon prétendant idéal cul le seinhieiit j des arts et de l.i pnéS'C... Kt quand on pense que je n’ai tr->ii\c que des r» pm-?res lié tes comme tout!» (s'inUrrow^ti M. d’Aubryon vient bien v.fr! (tuprpuMALi « Je me demande alors si c’c>t I uvi faute, cl si je ne suis pas une petite femme bien repoussant. ?.. j Je n’ai qu’un peu plu* de vingt arts; les gens les plus sérieux J alfirnu m que je «tus charmanie; on me nomme la cointe\si‘ de Stûhaulx; liée d'un frère br. bm et d’nec mm italienne, je sens en moi leurs deux imlm* h: dm- j'iiuran-r passion; mais je m’obstine à m: vouloir ami-.-i eue l’huiuuie rsquisré plu» huiii. Me voila l mit pour irait. Va-i 1 la de fuoiépou vanter o t exécrable m: auquel nous ;u-n la lAcln t* de penser de temps eu temps? (On *oW *t «SbIwm* '«e*. aUptir. paii'k Eruit à «ImUm» il*ut# nu ^mcusai.; Je t'écris au rniHiM Utck parèr pour le bal.» Tien»! on danse déjà chez mad.v e d’Arr.mjp s. ;»iw *u.r* i. r »«r r«ÿ*oLr i» . , ei,r«*l mwv) ^>lld ciel étoilé ! el il
fait 1res- doux malgré lo vent; le printemps est en a va tue. [eu*
r«i*feft4 u Wtlr*; *» «• «ti*niriii r«p*r*i( «OMt.i de (r*u<K«.)