ACTE DEUXIÈME
DUPERRON
Je dis que vous ne le garderez pas huit jours. Il est d'une paresse !...
ANGÈLE
Ah!... Il est honnête?...
Je le suppose!...
ANGÈLE
C'est le principal !... Vous n'oubliez pas que nous répétons notre duo après déjeûner.
DUPERRON
Vers trois heures?
ANGÈLE
C'est cela.
DUPERRON, impatienté de voir qu"Angèle ne bouge pas. — D'un ton très aimable.
Vous partez déjà?
ANGÈLE, surprise.
Oui... Oui!.. Il faut que je m'occupe d'un tas de choses!... Vous savez, nous aurons une vingtaine de personnes à notre petite soirée : desjournalisles, des critiques musicaux!...
DUPERRON
Ça va m'intimider!... Justement, je ne suis pas très en voix.
ANGÈLE
Laissez-donc!... Vous chanterez comme un ange!... Ah ! cher Monsieur, quel service vous nous
rendez-là!... C'est si difficile pour un musicien de se faire connaître à Paris !
Bah!... Quand on a du talent!... Et Val'aury n'en manque pas.
ANGÈLE
Vrai ? Vous trouvez ?... Vous êtes tout plein gentil!... A tout à l'heure! Et merci encore!...
Elle sort au fond.
DUPERRON, la reconduisant.
Croyez bien que je serai toujours trop heureux de vous être agréable!., (il descend et crie.) Joséphine!..-. Eh bien !... Joséphine!. .. Et ce chapeau? Voyons est-ce pour aujourd'hui? (Il ouvre la porte de gauche, premier plan.) Hein ? Vous dites?
Il entre dans la chambre.
ANGÈLE, rentrant par le fond vivement.
Le capitaine ! Il monte l'escalier!... Heureusement qu'il ne m'a pas vue!... Gomment a-t-il su que je demeurais dans la maison?... Filons par l'escalier de service ! . . .
Elle sort à gauche, deuxième plau-
JOSÉPHINE,rentrant de gauclie, premier plan, avec Duperron.
Mais, Monsieur, je ne sais pas où ils sont, moi, vos chapeaux!... Je suis cuisinière, je ne suis pas femme de chambre.
On sonne.
DUPERRON
Allez ouvrir !... (Joséphine sort du fond.) Voilà tout ce qu"on a trouvé comme coilTurel (Use coiffe avec une