ACTE PREMIER
VALEXTINE.
Merci, Sébastien !
DUPERRON
Seulement, j'ai donné ordre à François de répondre, si on l'interrogeait, que c'est le portrait d'un de mes cousins, qui habite l'Amérique.
VALENTIXE.
Tiens ! Pourquoi ?
DUPERRON
Pour qu'on ne sache pas que je conserve, chez moi, l'image de mon prédécesseur. Je n'y tiens pas, on me blaguerait!... On me demanderait des détails biographiques... et peut-être même serais-je obligé de faire son éloge!,.. Franchement, ça ne me regarde pas!
VALENTINE
Tu es donc jaloux de Toupinel?
Elle s'assied sur le canapé.
DUPER.RON
Je ne dis pas ça... mais enfin.,.
Il s'assied près d"e!le.
Alors tu m'en veux de l'avoir épousé avant toi ?
DUPER.RON
Par exemple! Non, je ne t'en veux pas... et même je t'avouerai que ça me fait plutôt plaisir date voir garder aussi pieusement sa mémoire.
VALEîTTINE.
Comme je garderais la tienne, mon ami, si le malheur voulait...
8 PEU TÔVPÏNEIi
DUPERRON
Merci, chère amie.
VALENTINE
Carje suis aussi lieureuse avec toi que je l'étais avec lui !... Ali I je puis dire que j'ai eu de la cliance!... Il y a si peu de femmes qui tombent sur un bon mari ! Moi j'en ai trouvé deux charmants, aimables, fidèles... du moins, je le suppose.
DUPERRON
Est-ce pour moi que tu fais cette petite restriction... ou pourToupinel?
VALENTINE
Ah! le pauvre cher homme, il ne me quittait jamais.
DUPERRON
Jamais!... c'est peut-être e.xagérél
Jamais!..,
DUPERRON
Tu m'as dit cependant qu'il allait souvent îi Toulouse?
VALENTINE
Oui, pour son commerce de vins ; mais je l'y accompagnais.
DUPERRON
Ah!.. . Toujours?