SCÈNE VI
MISTRAL, seul, entrant.
Suite de l’air.
Boujour, 6 Normandie,
Où je viens finir mes jours!
Bonjour, ô métairie.
Qu'habitent mes amours !
Brigitte, mes amours!
Pour augmenter mes charmes.
J’ai r’çu la croix d' mon amiral...
On nous port’ra les armes...
Ça vous flatt’ra pas mal,
Madam’ Mistral!
Oh ! lio ! lio ! lio !
Accours, ma belle!
Qu’est-c’ qui t’appelle? .
Oh! lio! lio! lio!
C’est ton vainqueur.
Qui vient fair’ ton bonheur!
(il pose son sac, son chapeau et son bâton a droite.)
Ohé! de la ferme, ohé!.. Rien! ah I les farceurs 1 bien joué 1 Réponse du berger à la bergère!.. J’ai fait une niche, ils m’en font une autre! C’est convenu! je suis battu... je suis enfoncé!.. Ah! ah! ah! Allons, allons ! dans mes bras!.. (Montant l’scheiie du- grenier.) Brigitte!.. Cadet-Pierre! Simonne!.. Eh bien? pas de réponse, visage de bois : la plaisanterie se prolonge un peu
trop I (Redescendant et allant aux autres portes.) Ohé ! ohé 1 Simonne !
Cadet-Pierre 1 Brigitte !.. Ah çà, où diable peuvent-ils être?... Avalez donc vingt mille kilomètres d’eau salée pour surprendre les gens! Crénom ! quel silence ! Mille noms d’une canonnade ! la moutarde me monte au nez, à la fin I il y a toujours un moyen de se faire entendre, pour un matelot de la marine impériale. (il donne un énorme coup de bâton sur la table. — Cadet-Pierre sort de la cave, Simonne rentre par la droite.)