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Feuilles volantes et pages d'histoire

’ ACCUEIL si bienveillant que l’on a fait à mon volume intitulé Choses dl Autrefois m'a engagé à publier les pages qui vont suivre. On y trouvera, sous le titre général de Feuilles Volantes , un choix d’articles déjà parus, mais éparpillés, de-ci de-là, dans un certain nombre de journaux et de revues. Je les ai réunis dans la pensée d’y fixer, au moins pour un moment, quelques traits de la physionomie si fuyante des Canadiens d’autrefois et d’aujourd’hui. Quant aux Pages d' Histoire, partiellement inédites, qui forment la seconde partie de ce volume, elles se rapportent aux temps héroïques de la Nouvelle-France et ont pour objet de faire mieux connaître deux figures sympathiques de notre histoire nationale.

Seul de nos gouverneurs-généraux de l’ancien et du nouveau régime, le chevalier Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay, dont j’ai voulu esquisser la vie à grands traits, demeura dans la colonie après avoir cessé d’y remplir les fonctions de représentant officiel de son souverain ; et sa noble femme, Marie-Barbe de Boullongne, son émule en dévouement et en sentiments de l’ordre le plus élevé, aima aussi notre pays jusqu’à vouloir y demeurer de longues années après la mort de son mari, et y mourir elle-même, alors que sa fortune et ses relations lui permettaient de vivre en France dans une situation avantageuse et même brillante.

Si ces pages fugitives — les dernières peutêtre que j’offrirai au public — ne sont pas de nature à faire estimer et aimer davantage la famille franco-canadienne, c’est que ma plume fatiguée aura trahi ma patriotique ambition.

Ernest Gagnon.

31 mai 1910,

250 ièrne anniversaire de la mort de Louis d’Ailleboust.

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