STS
TT
You
ker
î-no
n-oua-ké -
rin
You
kiu
m-nc
ouak, You ken-non-oua-ké - rin, You kin-chi-cau - non
ouak, You ken-non-oua-ké - rin, You kin-ehi- can - non fff cris de guerre.
oua, oua, oua, oua. oua, oua, oua, oua, oua, ouah !
Lancez une note très forte, en fausset, et frappez en même temps à plusieurs reprises sur votre bouche avec la main : vôus aurez le cri de guerre des sauvages.
IÔI
On trouvera quelques autres chants profanes liurons dans l’ouvrage très documenté de M. l’abbé Lionel Saint-George Lindsay intitulé : Notre-Dame de Lorette en la Nouvelle- France.
Ces chants sont de beaucoup supérieurs à ceux de l’époque des premiers explorateurs, — fragments à peine rythmés, inséparables de pantomimes des plus primitives.
Lorsque le savant voyageur suédois Peter Kalm visita la Nouvelle-France, en 1749, les Hurons de Lorette étaient déjà très francisés. Il est étonnant qu’il reste encore aujourd’hui des vestiges de leur origine indigène. C’est par leurs chants et la nature de leurs occupations, et non par leur langage, que ces métis, se distinguent de la population française environnante.
Il y a quelques années, un Huron des borcfs du lac Erié vint faire visite aux descendants des familles décimées de la tribu qui furent conduites, vers 1650, par le Père Paul Ragueneau, dans le voisinage de Québec. C’était un beau jeune homme au regard d’aigle, aux cheveux très noirs, qui parlait exclusivement l’anglais. A Lorette, il fut l’hôte du « guerrier » Paul
Picard — Tsa8enhohi, — qui, lui, parlait le