‹ Feuilles volantesChapitre 126 sur 137 · JUILLET · texte numérisé non relu

JUILLET

Depuis les feux de l'aube aux feux du crépuscule,

Le soleil verse à flots ses torrides rayons ;

On voit pencher la fleur et jaunir les sillons :

Voici les jours poudreux de l’âpre canicule,

Le chant des nids a fait place au chant des grillons ; Un fluide énervant autour de nous circule ; La nature, qui vit dans chaque animalcule,

Fait frissonner d’émoi tout ce que nous voyons.

Mais quand le bœuf qui broute à l'ombre des grands chênes Se tourne haletant vers les sources prochaines,

Quel est donc, dites-vous, ce groupe échevelé

Qui frappe les échos de ses chansons rieuses ? Hélas ! c’est la saison des vacances joyeuses... Comme il est loin de nous ce beau temps envolé !

Quand on voit éclairer et tonner sur sa tête, On doit appréhender l'orage et la tempête.

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