NOVEMBRE
Jours de deuil ! plus de nids sous le feuillage vert ; Les chantres de l'été désertent nos bocages ; On n’enteni que le cri de l'oiseau dans les cages,
Avec les coups de bec sonores du pivert,
De jaunissants débris le gazon s’est couvert .
Les grands bœufs tristement reviennent des pacage
Et la sarcelle brune, au bord des marécages,
Prend son essor Pour fuir l'approche de l'hiver,
Aux arbres dépouillés la brise se lamente ;
A l'horizon blafard, l'aile de Ja tourmente
Fouette et chasse vers nous d'immenses oiseaux gris...
Des passants tout en noir 8agnent le cimetière ; Suivons-les, et donnons notre pensée entière,
Pour un instant, à ceux que la mort nous a pris.
L’Aquilon siffle, et la feuille des bois A flots bruyants dans les airs tourbillonne.