‹ Feuilles volantesChapitre 130 sur 137 · NOVEMBRE · texte numérisé non relu

NOVEMBRE

Jours de deuil ! plus de nids sous le feuillage vert ; Les chantres de l'été désertent nos bocages ; On n’enteni que le cri de l'oiseau dans les cages,

Avec les coups de bec sonores du pivert,

De jaunissants débris le gazon s’est couvert .

Les grands bœufs tristement reviennent des pacage

Et la sarcelle brune, au bord des marécages,

Prend son essor Pour fuir l'approche de l'hiver,

Aux arbres dépouillés la brise se lamente ;

A l'horizon blafard, l'aile de Ja tourmente

Fouette et chasse vers nous d'immenses oiseaux gris...

Des passants tout en noir 8agnent le cimetière ; Suivons-les, et donnons notre pensée entière,

Pour un instant, à ceux que la mort nous a pris.

L’Aquilon siffle, et la feuille des bois A flots bruyants dans les airs tourbillonne.

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