‹ Feuilles volantesChapitre 50 sur 137 · LE LAC DE BELŒIL · texte numérisé non relu

LE LAC DE BELŒIL

A Mlle C. D.

Qui n'aime à visiter ta Montagne rustique,

O lac qui, suspendu sur vingt sommets bardis, Dans ton lit de joncs verts, au soleil resplendis,

Comme un joyau tombé d'un écrin fantastique :

Quel mystère se cache en tes flots engourdis ? Ta vague a-t-elle éteint quelque cratère antique ? Ou bien Dieu mit-il là ton urne poétique

Pour servir de miroir aux saints du paradis ?

Caché comme un ermite en ces monts solitaires, Tu ressembles, 6 lac, à ces âmes austères

Qui vers tout idéal se tournent avec foi.

Comme elles aux regards des hommes tu te voiles ; Calme le jour, le soir tu souris aux étoiles.

Et puis il faut monter pour aller jusqu'à toi.

Gt Lib

Dans un vaste lorizon, panorama sublime,

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