LE LAC DE BELŒIL
A Mlle C. D.
Qui n'aime à visiter ta Montagne rustique,
O lac qui, suspendu sur vingt sommets bardis, Dans ton lit de joncs verts, au soleil resplendis,
Comme un joyau tombé d'un écrin fantastique :
Quel mystère se cache en tes flots engourdis ? Ta vague a-t-elle éteint quelque cratère antique ? Ou bien Dieu mit-il là ton urne poétique
Pour servir de miroir aux saints du paradis ?
Caché comme un ermite en ces monts solitaires, Tu ressembles, 6 lac, à ces âmes austères
Qui vers tout idéal se tournent avec foi.
Comme elles aux regards des hommes tu te voiles ; Calme le jour, le soir tu souris aux étoiles.
Et puis il faut monter pour aller jusqu'à toi.
Gt Lib
Dans un vaste lorizon, panorama sublime,