‹ Feuilles volantesChapitre 52 sur 137 · LE CAP TOURMENTE · texte numérisé non relu

LE CAP TOURMENTE

Robuste, et largement appuyé sur sa base, Le colosse trapu s'avance au sein des flots ; Sur son flap: tout couvert de pins et de bouleaux

Un nuage s'étend comme nn voile de gaze.

Sur son vaste sommet, de merveilleux tabieaux Se déroulent devant le regard en extase ;

Et vous suivez des yeux chaque voile qui rase,

Dix-huit cents pieds sous vous, le fleuve aux verts ilots.

Autrefois c'était là presque un pèlerinage.

Un jour, il m'en souvient, collégiens en nage,

Nous gravimes gaîment ses agrestes sentiers,

Je crois revoir encor notre dîner sur l'herbe Qui tapisse ta croupe immense, 6 mont superbe ;

Et je rêve à l'aspect de tes plateaux altiers.

L'impétueux torrent s'écoule,

BLONDFAU.

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