‹ Feuilles volantesChapitre 71 sur 137 · A LUCIEN · texte numérisé non relu

A LUCIEN

Enfant de M. Chs Langelier.

Enfant, sous les langes de toile Dont s’enveloppe ton sommeil, Dis-nous, à ton premier réveil,

Le doux mystère qui te voile,

Dis, quelque chérubin vermeil T'a-t-il apporté dans son voile ?

Es-tu le reflet d’une étoile ?

N'es-tu qu’un rayon de soleil ?

Et le petit que l’on adore,

De son regard que le ciel dore,

De son regird tendre et vainqueur,

Répond : — Je suis l'être éphémère Né du sourire de ma mère

Reflété dans un noble cœur.

Amours ! amour ! et sur leurs fronts que tu courbas, Fais ruisseler la pourpre extatique des roses.

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