‹ Feuilles volantesChapitre 88 sur 137 · A MA PETITE PAULINE · texte numérisé non relu

A MA PETITE PAULINE

Le jour de sa première communion.

Qui donc ainsi te transligure, à ma Pauline ? Quel nimbe dore ainsi ton sourire eufantin ?

Un timbre étrange vibre en ta Voix cristalline :

Des immortels concerts est-ce un écho lointain ?

Aujourd'hui Pourquoi done à ta lèvre câline Osé-je à peine offrir mon baiser du matin ?

Ah ! c’est qu'après t'avoir admise au grand festin,

L'ombre auguste d'un Dien sur ta tête s'incline, Je sens sur toi planer l'immensité divine :

Dans tes yeux, pur miroir de ton âme, on devine

Que tu viens de gravir les éternels sommets,

Enfant, garde toujours cette ineffable empreinte !

Et que le souvenir de la céleste étreinte

Dans ton cher petit cœur ne s'efface jamais !

Faisons à tout le monde un accueil favorable,

F, pr NEUFCHATEAU.

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