‹ Feuilles volantesChapitre 92 sur 137 · VIEUX SOUVENIR · texte numérisé non relu

VIEUX SOUVENIR

Oui, je suis revenu sous la fenêtre aimée, Dérobée à moitié sous les grands arbres verts, Où, pour ouïr du soir les murmures divers,

Vous penchiez si souvent votre tête charmée,

Les oiseaux £azouillaient dans les sentiers couverts ;

Les fleurs ouvraient au vent leur corolle embaumée;

Et, ‘aluant de loin la fenêtre fermée,

Je m'arrêtai pensif pour crayonner ces vers.

La brise au vol serein jouait dans les ramilles ; D'âcres senteurs montaieni des épaisses charmilles ;

Le Couchont teignait d’or le front de la villa ;

Et, cependant, malgré ces splendeurs réunies, Ces rayons, ces parfums, ces fleurs, ces harmonies, Le deuil planait partout, car vous n'étiez plus là !

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Victon BILLAUD.

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