LÉON MAGNIER
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LECRÉPE
La feuille du printemps que zéphir effleure Et qu'un soleil ami dors de ses ri, 008, Est loin de se douter que bientôt visncra l'heure
Où l'hiver l’étreindra dans ses froiiis tourbillons,
De même trop souvent l'âme humaine se leurre, Sans voir le gouffre au bord duquel nous sommeillons, Jusqu'à ce qu'éveillé soudain, l’on saigne et pleure
Sous la morsure, hélas ! de cuisants aiguillons.
L'oiseau des jours sereins avait plié son aile
Sur ma tente, où, croyant sa chanson éternelle,
Des autans envieux je narguais la rigueur,
Un jour on est venu mettre un crêpe à ma porte... Et depuis lors, Seigneur, ce crêpe je le porte
Fixé par une épine au tréfond de mon cœur.