A NOS VISITEURS AMÉRICAINS
Carnaval de 1Ss2,
Freres, salut ! — Jadis vos cohortes alticres — Hélas ! nous nous en SOUVEnOons —— Connaissaient le chemin de nos rudes frontidres
Et l'âpre voix de nos canons.
Ensemble, trop souvent, dans le feu des batailles,
Nous avons, joyeux de mourir, Echangé notre vie et mesuré nos tailles,
Pour résister ou conquérir.
De votre sang parfois notre rive fut teinte ; Mais, au cœur des anciens rivaux, La vieille inimitié de races s’est éteinte
Au souffle des progrès nouveaux.
Les haines d'autrefois sont toutes étouffées : Et nos drapeaux, dans leur beauté, Au-dessus de nos fronts s’enlacent en trophées
De paix et de fraternité.
atailles,
hées
Bienrenue
La bannicre étoilée et notre tricolore
Mélés aux couleurs d'Albion,
Quel rêve d'avenir !... quelle sublime aurore
D'embrassement et d'union !
Quel astre à l'horizon ! quel radieux présage
S1 les peuples allaient s'unir !...
Si nous allions toucher et voir en plein visage
Ce fantôme de l'avenir !...
LU Hélas ! ce serait trop ; ce doux fantôme rose
N'es le | es . , Re , CESR l N est, Je le crains, qu'un vain espoir...
Mais, 6 nos visiteurs, c'est déjà quelque chose
Que de l’avoir fait entrevoir !
Feuilles Voluntes
Donc, soyez bienvenus ! prenez part à nos fetes : Nous serrons cordialement vos mains, Grand peuple qui marchez à toutes les conquétes
Par tous les plus nobles chemins:
Vous ne trouverez pas chez nous vos tièdes brises,
Vos pelouses, vos orangers :
Mais nos cieux boréaux gardent d'autres surprises
Pour le reprurt| des étrancers.
De nos plaisirs d'hiver létincelant corteuc S'ouvre pour vous avec bonheur:
Et notre carnaval fait tinter sur la neige
Tous ses grelots en votre honneur.
Bienvenue
; êtes : Autour de nos banquets, approchez, prenez place ! A vous les sièges les meilleurs !
quêtes
Sous notre ciel blafard, dans nos palais de glace,
Les cœurs battent chauds comme ailleurs !
s brises,
UMPTISCS