‹ Feuilles volantes [microforme]Chapitre 38 sur 43 · LE RÊVE DE LA VIE · texte numérisé non relu

LE RÊVE DE LA VIE

A mes amis.

À vingt ans, poëte aux abois,

Quand revenait la saison rose, J'allais promener sous les bois

Mon cœur morose.

À la brise jetant, hélas !

Le doux nom de quelque infidele, Je L'espir'als les frais Hilas

1h En rôvant delle,

Toujours frand d'iUlusions Mon cœur, que tout atiour transporte Plus turd à d'autres visions

Ouvrit sa porte.

Za gloire, sylphe décevant ° Ê « è L A1 L . .

Si prompt à fuir à tire-d'aile, À son tour n'a surpris SOUVENT

 l'éver d'elle,

Mais maintenant que j'ai vieilli,

Je ne crois plus À ces MENSONLES :

Le Réve de la Vie

em

nee ane orme ones

Mon pauvre cœur plus recueilli À d'autres s mes,

Une autre vie est Ià pour nous,

Ouverte à toute âme fidèle :

Bien tard, hélas ! à deux genoux,

Je rêve d'elle !

In ee TS

A Me F.-X. LEMIEUX

A l'occasion de la naissance de sa fille JULIETTK,

quatorzièeme enfant de la famille,

Madame, au Dieu d'amour qui féconde le nid, Le doux nid des mésanges, Il a plu de peupler votre foyer béni

De bien des petits anges,

200 Feuilles Volantes Treize ! rangés autour d'une table, c'était Déjà tout un poëme :

Muis vous avez voulu, croyant qu'on en doutait,

Ÿ joindre un quatorzième.

Pourquoi donc, a-t-on dit, à ce groupe coquet Ajouter quelque chose ?

C’est que vous désiriez couronner le bouquet

Par un bouton de rose !

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