‹ Feuilles volantes. Oiseaux de neiges (cent et un sonnets)Chapitre 38 sur 117 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

A vingt ans, poète aux abois, Quand revenait la saison rose, J'allais promener sous les bois Mon cœur morose.

A la brise jetant, hélas !

Le doux nom de quelque infidèle, Je respirais les frais lilas En rêvant d'elle.

Toujours friand d'illusions, Mon cœur, que tout amour transporte, Plus tard à d'autres visions Ouvrit sa porte.

La gloire, sylphe décevant Si prompt à fuir à tire-d'aile, A son tour m'a surpris souvent A rêver d'elle.

Mais maintenant que j'ai vieilli, Je ne crois plus à ces mensonges :

Mon pauvre cœur plus recueilli A d'autres songes.

Une autre vie est là pour nous.

Ouverte à toute âme fidèle :

Bien tard, hélas ! à deux genoux, Je rêve d'elle !

FIX des Feuilles Volantes.

Un simple amusement d'esprit dont je m'excuse.

JOSÉPHIN SOULAKY.

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