‹ Feuilles volantes. Oiseaux de neiges (cent et un sonnets)Chapitre 56 sur 117 · AMITIE · texte numérisé non relu

AMITIE

Je connais un petit ange Lequel n'a jamais mouillé Sa blanche robe à la fange Dont notre monde est souillé.

C'est lui qui donne le change Au pauvre cœur dépouillé Que l'amour, vautour étrange, D'un bec cruel a fouillé.

Cet ange, qui vous ressemble, Sous son aile nous rassemble :

C'est la divine Amitié.

Son regard est doux et calme ; Il m'offre sa chaste palme. . .

En voulez-vous la moitié ?

Entrez, c'est mon neveu !

A. Dusolier.

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