‹ Feuilles volantes. Oiseaux de neiges (cent et un sonnets)Chapitre 73 sur 117 · A MA PETITE PAULINE · texte numérisé non relu

A MA PETITE PAULINE

Le jour de sa première communion.

Qui donc ainsi te transfigure, ô ma Pauline ? Quel nimbe dore ainsi ton sourire enfantin ? Un timbre étrange vibre en ta voix cristalline : Des immortels concerts est-ce un écho lointain ?

Aujourd'hui pourquoi donc à ta lèvre câline Osé-je à peine offrir mon baiser du matin ? Ah ! c'est qu'après l'avoir admise au grand festin. L'ombre auguste d'un Dieu sur ta tète s'incline.

Je sens sur toi planer l'immensité divine :

Dans tes veux, pur miroir de ton âme, on devine

Que tu viens de gravir les éternels sommets.

Enfant, garde toujours cette ineffable empreinte ! Et que le souvenir de la céleste étreinte Dans ton cher petit cœur ne s'efface jamais !

Faisons à tout le monde un accueil favorable.

F. de Neufcbateau.

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