‹ Feuilles volantes. Oiseaux de neiges (cent et un sonnets)Chapitre 95 sur 117 · REPONSE · texte numérisé non relu

REPONSE

sonnet d'Arvers.

Non, non, votre secret n'était pas un mystère. Cet amour éternel discrètement conçu, Vous avez, ô poète, eu grand tort de le taire : Celle que vous aimiez l'a toujours fort bien su.

Vous n'avez point passé près d'elle inaperçu ; Votre âme à ses côtés n'était pas solitaire ; Mais vous avez perdu votre temps sur la terre : N'osant rien demander, vous n'avez rien reçu.

Les femmes ont le cœur aussi subtil que tendre : Pas une, soyez sûr, qui marche sans entendre Le moindre des soupirs exhalés sur ses pas.

A l'instinct de leur sexe uniquement fidèles, Des centaines, croyant vos vers tout remplis d'elles, Raillaient votre silence. . . et ne vous plaignaient p

•Je marche avec mon rêve au milieu de la foule.

Jean Berge.

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